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une hiérarchie lui manque-t-elle ? Peut-être la préparet-11? Nous n’en savons rien, lui non plus. En attendant, même si l’on refusait de comprendre que le peuple russe se sacrifie pour l'avenir du monde comme le fit, il y à près d'un siècle et demi le peuple français, sa seule existence et la vie Spirituelle inouïe qu’elle exprime, suffit à entretenir en Europe et à susciter en Asie l’esprit de drame, sinon de guerre, manifestant par là, je pense, la plus clairvoyante notion de leur prochain avenir. Car si la paix éternelle est souhaitable, ce que J'espère ardemment mais ce que j'ignore, au fond, sans doute n'est-elle possible que par l’asservissement de la terre à une doctrine quelconque par un groupe de peuples assez forts pour l’incarner et la répandre. Mais quel asservissement a-t-il chance d’être éternel ?
«Je t'aime, Ô Eternité» disait Nietzsche. Moi aussi je t'aime, Eternité. Et parce que je t'aime, je refuse d’enchatner pour toujours mon âme assoiffée de tes lèvres à quelque idéalque ce soit qui risque d’entraver lecheminement invisible de tes créations intérieures, même quand elles sont criminelles, même quand elles semblent absurdes. Mais c'est parce que je t'aime, aussi, que je ne puis parvenir à me dissimuler l'apparition en toi de formes devenantes qui peut-être renverseront la marche de l'Histoire. Depuis qu'a débuté la Révolution mondiale — je veux dire depuis le 2 août 1914 — d’autres vérités se sont révélées, et sous un jour si aveuglant qu'il devient puéril de les contester. Le romantisme de la guerre a baissé dans la mesure où la primauté de l'Economique sur le Politique surgissait plus manifeste des convulsions et des ruines de la société dite « capitaliste », et où 1} paraissait de plus en plus évident que la concurrence commerciale et industrielle, non des « patries », mais des intérêts oligarchiques tapis sous les oripeaux brillants qui couvrent leur corps famélique, était la
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