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main. Il ne faut pas juger ces deux attitudes radicales d'après leurs résultats actuels. Le premier groupe bénéficie d'une énorme avance, d’un énorme effort antérieur tout entier appliqué à le pousser dans sa voie. Le second a dû secouer, pour trouver la sienne, un fardeau séculaire de servitude, d’abjection, de désespoir. If faut regarder au delà des crises passagères, des résultats acquis ou des espérances éscomptées, ou plus profond. Il faut mettre en face de tant de richesses matérielles entassées et de richesses d'action les ressources d'un pays immense, abondant én trésors souterrains, agricoles, inépuisable en hommes, doué de la plus grande fièvre « spirituelle » — oui! — qu'on ait peut-être jamais vue. Il faut aussi envisager sans défaillance les inconvénients des deux systèmes : là le capital assocrant le travail à ses vices en l’associant à ses bienlaits et l'attirant peu à peu dans un «€ matérialisme » qui s accroît mécaniquement. Ici le travail, en absorbant les ressources de création et de diffusion du capital, risquant d'étouffer sous sa masse anonyme Finitiative 1Individuelle qui a forgé, jusqu'à cette heure, le mieux trempé de ses ressorts.
Laissons cela pour le moment. Toute société, même naissante, enferme ses germes de mort. Regardons. Cet antagonisme géant, devant lequel tout hésite, ou recule, ou s'efface, suffit à constituer l’un des événements Îles plus solennels de l'Histoire, d'autant que bien peu d'Américains, j'imagine, et sans doute encore moins de Russes, se doutent du rôle qu'ils jouent dès aujourd'hui vis-à-vis les uns des autres. Les uns et les autres s'hyp-
notisent tantôt sur le Japon qui n’est que l'avant-garde