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aux émotions, aux espérances de l’homme, et que la poésie et la peinture, la sculpture et le roman, la musique et le drame ont exprimés. On oublie que larchitecture, l’aïeule, la source et l'exemple de tous les arts n'a jamais été, aux origines, quand justement elle réalisait ses plus solides créations, qu une application parfois rigoureuse et toujours approchée des lois de nombre et d'équilibre que la science s'efforce de dégager des conquêtes de l'intuition pure pour leur donner un caractère plus stable et plus dynamique à la fois, On oublie même que la science a déjà amassé un trésor immense, l'architecture mobilière, qui, non contente d'affirmer, comme les constructions antiques, la domination de l'esprit sur le monde, promet à l'esprit une prise de possession infiniment plus large et plus complète de ce monde qu'il a désormais le pouvoir de modifier, de modeler, de reconstruire à son image et d'introduire,
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avecune rapidité croissante, dans sa propre éternité.
[Il est faux que l'imprimerie ait tué la cathédrale. Elle mourait de sa mort naturelle quand l'imprimerie naquit. Prenez, si vous le voulez bien, cette affirmation pour un symbole. Nous usons tour à tour par leur propre action nos meilleurs outils de conquête, comme nous usons l'amour par l'amour. Nous changeons d'objet pour que le sujet reste vierge. Nous cherchons des sources nouvelles quand une source est tarie, parce que nous ne cessons pas d’avoir soif. Nous avons soif de l'unité du monde, dont l’unité de l’homme intérieur est à la fois le reflet et le facteur. Et l’art, aussi bien que la science, n'ont d'autre but que de nous la rendre sensible, par des méthodes qui ne sont pas opposées, mais différentes, et que nous utilisons avec une passion qui ne cesse que lorsqu'elles s'avèrent impuissantes à aborder les problèmes nouveaux dont notre fièvre exige la so-
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