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MOYENS DE FAVORISER LA REOSSIFICATION

d'importance au point de vue de l’hyperplasie de ses éléments ossifiables. Autrefois, quand on la bourrait de charpie ou autres substances capables de provoquer une suppuration abondante, on risquait de dépasser le but et défavoriser la destruction des éléments susceptibles de s’ossifier. Aujourd’hui on provoque une irritation aseptique qui. par sa persistance, est le meilleur moyen d’exciter la prolifération des éléments cellulaires du périoste et de les ramener à l’état embryonnaire qui est un stade nécessaire de la réossification.

Quand on retire, au bout d’une dizaine de jours, les tampons de gaze iodoformée, on trouve le périoste épais, plus résistant et, s’il s’agit d’un sujet jeune, ayant déjà acquis une consistance presque cartilagineuse. Ces tampons, distendant la gaine périostique, servent en quelque sorte de moule à l’os nouveau. Depuis longtemps nous nous sommes servis dans ce but de moules de cire ou de gutta-percha. Le Dentu a dans ces derniers temps préconisé des moules d’os décalcifié susceptibles d’ètre résorbés. Nous avions eu quelquefois recours dans le meme but à des rouleaux peu serrés de catgut qui se laissent plus facilement pénétrer par les granulations et se résorbent plus vite que les masses compactes d’os décalcifié. Des greffes fragmentaires d’os vivant

104 TECHNIQUE DES RESECTIONS SOUS-PERIOSTEES

vent aussi être essayées quand lagaînepériostique bourgeonne et est déjà tapissée par une membrane granuleuse; mais il est difficile de dire dans quelle mesure elles peuvent contribuer à la réossification de la gaine périostique. Elles se médullisent, se confondent avec les granulations périphériques et forment alors une masse bourgeonnante qui paraît pouvoir se laisser plus facilement envahir par les sels calcaires.

On peut, en outre, quand le processus d’ossification est commencé et paraît se ralentir, l’exciter par des irritations aseptiques,- telles que celles qu’on produit par des frottements, des piqûres ou des dilacérations avec un poinçon. Le séjour des corps étrangers métalliques, les fils de suture, les clous métalliques produisent un effet analogue. S’ils entretiennent habituellement la médullisalion du tissu osseux immédiatement autour d’eux, ils provoquent médiatement, dans les couches un peu plus éloignées, un processus plastique, ossifiant, qui, à la longue, mais dans un temps variable, s’étend aux granulations avoisinant le corps étranger : c’est ce qui se passe autour des sétons employés pour guérir les pseudarthroses.Mais cette ossification peut ne s’opérer que très lentement et ne s’achever qu’après l’ablation du corps étranger. Il y a dans ces processus

TRAITEMENT POST-OPERATOIRE

un élément que nous ne pouvons toujours régler à notre gré ; le degré de l’irritation nécessaire à l’ossification des éléments médullisés variant avec l’àge, l’état général du sujet et les modifications pathologiques antérieures qu’a subies le tissu sur lequel on opère.

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