IV. RÉGÉNÉRATION DES DIVERS OS
1. Régénération des os longs, diaphyse et épiphyses. — Quand on enlève par la méthode sous-périostée des portions de la diaphyse représentant la plus grande partie de la longueur de l’os, on vo i t se reproduire une tige osseuse nouvelle, analogue par la forme et les dimensions à la portion d’os enlevée. Quelquefois même on obtient des os plus volumineux comme le représente la fig. [\. L’hyperplasie des éléments ostéogènes a été surexcitée par l'irrita-
lion traumatique, résultat de l'opération, et le produit de cette irritation se trouve, à un moment donné, supérieur à la masse osseuse enlevée.
Dans une diaphyse, c’est la portion juxtaépiphysaire qui donne lieu aux plus riches reproductions ; c’est là que le périoste est le plus épais, et contient le plus d’éléments propres à la réossificalion.
Les épiphyses sont-elles susceptibles de se reproduire? On l’a longtemps nié ; mais leur régénération peut être facilement démontrée. La fUj. 9 se rapporte à la résection sous-périoslée du tiers inférieur du radius chez le chat. Elle nous montre deux centres d’ossification parfaitement distincts et séparés par une couche de cartilage non encore ossifié, représentant un cartilage de conjugaison temporaire qui peut fournir, tant qu’il existe, des éléments pour l’accroissement de l'os en longueur.
Toutes les épiphyses ne peuvent pas certainement être reproduites par la gaine périostique. Le périoste ne peut reproduire que ce qu’il recouvre. Or, il y a des épiphyses (tête de fémur) qui sont complètement intra-articulaires et d’autres, celle de l’extrémité inférieure de l’humérus) qui ont plus de surface cartilagineuse que de surface périostique.
EXPERIENCES FONDAMENTALES
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