LECONS DE CHOSES ET CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES USUELLES
COURS MODELE (Intermédiaire)
LES ANIMAUX. — Par voie de comparaison entre des types bien caractérisés — donner aux élèves une notion simple et claire des groupes | suivants: les reptiles, les poissons, les insectes ;
Enseignement explications très simples sur les principales fonce vive voix — tions de la vie: la digestion, la circulation, la avec résumé par respiration: sur le système nerveux; sur les orles élèves, le plus ganes des sens; sur le système musculaire. souvent oral, quel- LES VÉGÉTAUX.— Végétaux de la région ; quefois écrit. — plantes alimentaires, plantes industrielles, plantes | Notions élémentai- médecinales : plantes vénéneuses; fonction des | res, encore autant organes de la plante: phénomène de la nutrition, | Ge ct Ge que possible sous de la fécondation, de la germination: la sève. — | Année forme de leçons Le sucre d'érable.
| de choses; mais LES MINÉRAUX. — Notions sur l'exploitation disposées et gra- des mines; les houillères: le feu gmsou; les duées d’après un sources de pétrole.
plan plus métho- L'INDUSTRIE.— Notions générales sur la fa-
dique : Û brication du papier, l'imprimerie, la gravure, la Les animaux ; lithographie, les conserves alimentaires, la fabri- Les végétaux; cation des chandelles et des bougies, les diverses
Les minéraux;
: : espèces de lampes, la filature du lin, du coton, de L'industrie.
la soie, la fabrication des tissus, le tricot, la dentelle, la chapellerie, la teinturerie, le tannage, la poterie, la verrerie, la dorure et l’argenture, la fabrication des épingles et des aiguilles, la fabrication des monnaies. — Appuyer davantage sur les industries de la Province.
Leçons de choses et connaissances scientifiques usuelles. — Comment comprendre cette partie du programme, et comment en faire l'application dans les écoles, tel'es sont ici les deux questions principales à se poser.
Ce qu'il faut entendre, c'est un enseignement réduit aux notions d'usage ordinaire — et réellement mesuré sur les besoins des élèves.
n n'enseignera donc que le nécessaire, juste ce qu’il faut pour se rendre compte des phénomènes vulgaires, pour comprendre un langage scientifique devenu usuel, pour connaître ce que tout le monde connaît ou est tenu de connaître aujourd’hui. On laissera de côté ce qui est savant, les nomenclatures, les classifications. les formules abstraites, Et puis, on visera à ce qui est utile: ce qui est applicable à l’industrie et au commerce, dans les villes; à l'agriculture et à l'horticulture, dans les campagnes.
Le programme pourtant reste le même pour les écoles urbaines et pour les écoles rurales. Car il est un fond commun que tous les élèves doivent posséder. Mais si les matières étudiées sont les mêmes, les développements peuvent varier.
L’enfant des villes, par exemple, doit connaître dans une mesure suffisante les plantes, les animaux, les minéraux, et n'être pas exposé à commettre de trop grosses erreurs sur ces points, dans ses lectures, dans ses conversations. Mais pour lui, cela est évident, l'industrie et tout ce qui s'y rapporte ont plus d'intérêt immédiat et plus d'importance pratique.
Il en est autrement pour l'enfant de la campagne. animaux domestiques, la terre, seront les grandes préoc pour lui plus particulièrement que le programme s'éten
maux, les minéraux, Mais il ne saurait être privé de diverses industries.
Les plantes, les arbres, les cupations de sa vie, C’est d sur les végétaux, les anitoute connaissance sur les
Sciences naturelles
LECONS DE CHOSES ET CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES USUELLES-— (Suite)
Voilà comment il faut interpréter l’enseignement des connaissances scientifiques usuelles.
Le programme propose un maximum ; le maître mesure ses leçons — en étendue et en profondeur — d'après les besoins de ses élèves, apouyant plutôt sur une partie ou plutôt sur une autre, selon les circonstances.
La méthode à suivre est celle des leçons de choses: c’est, en effet, au moyen d'observations et d'expériences, de causeries familières et de questions bien ordonnées, que se doit donner cet enseignement. Au fonds, les leçons de connaissances usuelles ne seront que des leçons de choses appropriées.
Dans les classes inférieures, une conversation est engagée sur un sujet déterminé, et les enfants seront amenés à exprimer par de petites phrases complètes ce u'ils savent. Le traître se borne à coordonner et à compléter les réponse: oute son habileté est dans sa manière d'interroger. Il doit diriger l'entretien, sans se laisser entrainer trop loin ou égarer par des digressions inutiles. La sobriété et une préparation consciencieuse sont ici d’une importance cap’ * À mesure qu’il parle, il écrit au tableau les mots principaux qui forment com !e plan de la leçon. Autant que possible, les objets eux-mêmes sont mis entre les mains des enfants, qui les observent ainsi directement en s’en font une idée plus exacte. Des gravures, des dessins au tableau noir remplacent ces objets au besoin. Un résumé de la leçon peut servir de dictée, afin de ramener l'attention de l'enfant sur les termes nouveaux employés au cours de la causerie.
Dans les autres classes, après des interrogations sur la dernière leçon — car il convient de mettre à ce degré beaucoup plus de suite et d’ordre dans l’enseignement — le maître expose le nouveau sujet en se servant d’un plan écrit au tableau. Il part de ce que les élèves savent déjà pour leur donner de nouvelles connaissances, et surtout pour les habituer à observer attentivement les choses qui les environnent. Les faits peuvent être expliqués par quelques notions théoriques très simples ; mais on revient vite aux applications. Le maître s’aide encore des objets eux-mêmes ou de gravures, de croquis, de tableaux d'histoire naturelle.
Après la leçon, il dicte un résumé aux élèves moins avancés. Quant à ceux des classes supérieures, ils rédigent un résumé d’après les notes recueillies au courant de la leçon. La correction de cette rédaction <e fait généralement sous forme orale.
Plus que tout autre enseignement, celui-ci peut s'adresser à des élèves de force différente. Ce que l’un ne sait pas, l’autre le dira. Il faut donc le donner à plusieurs classes à la fois. Si la leçon est trop sérieuse pour les plus jeunes, on y mêle quelques réflexions, quelques applications qui soient à leur portée et qu'ils puissent facilement saisir. Au contraire, le sujet est-il bien connu des plus âgés on demande en passant quelques explications d’un ordre plus relevé, on fait rechercner les causes ou les conséquences d’un fait que les plus jeunes ne peuvent encore que constater.
Sciences naturelles
7e et ge Année
HYGIENE
COURS ELEMENTAIRE
Enseignement
| de vive voix —
avec résumé par | les élèves, le plus | souvent oral, quel- |!
quefois écrit.--No- | tions élémentaires, | autant que possible sous forme de leçons de choses.
ler et Qnd degré
Soins généraux de propreté corporelle; bains et lotions; vêtements: propreïé, choix selon les variations de la température: la respiration ; l’exercice; le travail manuel: le travail intellectuel ; les jeux; le repos; le sommeil: la chaleur et le froid; l'humidité de l'air: danger des courants d'air; causes et effets de l’altération de l’air; aération et ventilation; principaux désinfectants.
COURS MODELE (Intermédiaire)
Enseignement de vive voix — avec résumé par les élèves, le plus souvent oral, quel- | quefois écrit.--No- | tions élémentaires, | autant que possible | sous forme de !:
çons de choses.
L’habitation, ses conditions générales : exposition, ventilation, chauffage, éclairage: conditions d’une bonne alimentation: l’eau: qualité d’une eau potable, ébullition, filtration; les boissons; l'alcoolisme; premiers soins à donner en cas d’hémorrhagie, de blessure, de luxation, de brûlure, de piqüre, de foulure, d’indigestion, d’empoisonnement; soins à donner aux asphyxiés, par submersion, par strangulation, par le gaz; maladies cutanées ; épidémies: maladies infectieuses et précautions à prendre; soins de la vue.
COURS ACADEMIQUE (Primaire supérieur)
Enseignement oral avec résumé par les élèves. — Notions élémentaires, autant que | possible, sous forme de leçons de!
choses.
Notions pratiques d'anatomie et de physiologie de l’homme; principaux éléments anatomiques; digestion, respiration, circulation ; absorption, assimilation, sécrétions et excrétions, innervation, locomotion.
7e et ge Année
Sciences naturelles
AGRICULTURE
COURS ELEMENTAIRE
Enseignement de vive voix — avec résumé par les élèves, le plus souvent oral, quelquefois écrit.--Notions élémentaires,
autant que possible |
sous forme de leçons de choses.
ler et Qnd degré
Notions pratiques sur: les animaux domestiques; les oiseaux de la basse-cour ; les animaux utiles à la culture; les arbres fruitiers : les arbres forestiers; les principales plantes fourragères de la région; les principales plantes industrielles de la région; quelques plantes d'ornement: les outils servant au travail des champs; les céréales: principales céréales de la région, semailles des céréales, soins à donner aux céréales, récolte des ceréales ; — généralités sur les grands instruments aratoires, sur les constructions agricoles.
Enseignement de vive voix — avec résumé par les élèves, le pli.
souvent oral, quelquefois écrit.--Notions élémentaires, autant que possible sous forme de leçons de choses.
-otions pratiques sur: les différentes espèces
- terrains et les soins généraux à leur donner ;
les différentes sortes d'engrais; les travaux agri-
coles; l'alimentation, l'élevage et l'hygiène des
animaux domestiques; développements sur les
grands instruments aratoires et sur les constructions agricoles.
COURS ACADEMIQUE (Primaire supérieur)
Enseignement présenté sous une forme plus didactique, plus rigoureusement coordonnée — tout en restant intuitif et expérimental. — Compte rendu oral du cours et compositions écrites.
Revision, avec développements, des cours précédents.
Sol et sous-sol; assainissement du sol; amendements. — Engrais en général; engrais mixtes ou fumiers; engrais chimiques. — Labours, défoncements; divers instruments de labours. — Assolement ou rotation. — Alimentation des animaux domestiques ; engraissement du bétail; élévage et amélioration des animaux domestiques : qualités des diverses espèces d'animaux domestiques. — Industrie laitière, lait, beurre, fromage. — Oiseaux de la basse-cour. — Hygiène des animaux domestiques. — Les ennemis du cultivateur; les auxiliaires du cultivateur; l’apiculture. — Comptabilité agricole; économie rurale. — Semailles des céréales ; soins à donner aux céréales ; prairies naturelles ou permanentes; prairies artificielles ou temporaires. — Jardin potager; jardin fruitier; culture du pommier: arboriculture et horticulture en général. — Plantes sarclées et piantes fourragères. — Constructions rucs hygiène du cultivateur. — Récolte des céréales, '
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