‹ Règles internationales et diplomatie de la merChapitre 7 sur 81 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

combien le choix de ce qu'il y a d'utile a m retirer demande de discernement. Les écrivains qui passent encore pour les maîtres de la science, .et qui çnont été comme les fpndftteurs, Grotius, Puffendorf, avec leur traducteur et annotateur ,, Bar-* beyrac et ceux qui les ont suivis de près, quelque éleva que soit leur enseignement, le font acheter par de longues digressions, par une forme scolasliq-ue au goût de leur temps» fatigante, quelquefois ridicule aujourd'hui par des citatiorfs accumulées des livres saints et des auteurs profanes, avec les exemples incertains de l'histoire et souvent même des fables de l'antiquité. Pour les invoquer ou pour s'appuyer de leurs paroles a propos, il faut une réserve de bon, goût. Les suivre dans cette voie, alourdir un manifeste ou une note diplomatique par de pareilles citations, en un mot, transporter dans la pratique des affaires fcette allure singulière et doctorale d'une autre époque,, ce serait s'exposer, au lieu de convaincre, k faire sourire. C'est là un genre d'érudition dont nul ne ^aurait conseiller l'usage \ quoique nous l'ayons vu employer, en une occasion récente, par un officier de la marine anglaise, le commodore Toup-Nicholas^.daus 3a correspondance avec. l'amiral Dupetit-Thouars, au sujetde l'île deTaitu

Dans le cours du dix-huitième siècle, quelques auteurs ont tjégagé la science du droit international des théories» et des spéculations des philosophes et l'ont rapprochée davantage de la pratique. De nos jours, des pub^stes et des diplomates éminents ont publié des traités sur cette matière si impor-r tante, qui est de leur domaine spéeiaL C'est dans ces traités plus élémentaires, plus succincts et partout empreints d'un caractère plus positif, qu'99. peut rechercher, avee plus de facilité, une intelligence suffisante delà doctrine et des usages qui ont cours aujourd'hui.

Cependant, réduite a ces proportions plus simples, l'étude du droit international exige encore qu/elqpçs notioas prélimi-^ naires et réclame beaucoup de temps. Or le temps. manque aux officiers d$ mariné, presque toujours à la mer, occupés 4es pénibles devoirs du, métier, qui sont de tous les instants.

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