PRÉFACE. IX
tact , que de discernement né lui faut-il pas pour régler sa conduite!
L'amour de la patrie et l'honneur national le guideront toujours dans cette conduite : ce sont ces deux sentiments généreux qui, dans. les cas où, sans instructions précises, il sera forcé d'agir par lui-même, lui feront prendre une résolution digne, et au besoin énergique. Des événements récents, comme ceux du passé, ont prouvé suffisamment que tels étaient les mobiles déterminants des actes de nos marins.
Mais à l'amour de la patrie , au sentiment de la dignité nationale, il est nécessaire de joindre la prudence et la circonspection. Tout ce qui touche aux relations internationales est grave. Ces relations sont soumises k des règles et h des principes généraux que l'officier de la marine militaire ne doit pas ignorer.
Celles de ces règles qui se rapportent directement à la navigation, qui forment ce qu'on appelle le droit international maritime, sont enseignées sans doute par la pratique. Il n'est aucun marin qui n'en connaisse les principales , puisqu'il est journellement obligé de les appliquer, et que, du reste, elles lui sont tracées par les règlements et les ordonnances de son pays. Mais, en toutes choses, la pratique a besoin d'être éclairée par la théorie.
Le droit international maritime n'est d'ailleurs qu'une branche du droit des gens , et les principes en sont assis sur lés bases fondamentales de ce dernier.
Les ouvrages si nombreux qui composent la littérature du droit des gens en général s'offrent donc naturellement aux méditations de l'officier de iftarine. C'est là qu'il peut espérer de puiser des notions, complément distingué de son instruction, qui le mettent k même de faire face, avec plus de sécurité, aux difficultés, internationales que le cours de sa carrière peut lui offrir.
Les personnes qui sont versées dans la connaissance de ces sortes de livres savent combien l'étude en est difficile et