‹ Règles internationales et diplomatie de la merChapitre 9 sur 81 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

tion d'un Code universel de droit public maritime, cet accueil s'explique, surtout, par le mérite personnel de l'auteur et par le besoin généralement senti d'une exposition des règles internationales de la mer.

Convaincu , par expérience , de la nécessité , pour les officiers de marine, d'acquérir ces notions, et de l'extrême difficulté qu'ils éprouvent, vu leur manque de temps, a les extraire des nombreux écrits sur le droit des gens et des collections volumineuses des traités publics qu'il est difficile de se procurer, j'ai souvent regretté qu'il n'existât pas un livre spécialement fait pour eux et par l'un d'eux qui pût leur être utile dans leurs fréquentes relations avec les étrangers. J'ai souvent regretté qu'on n'eût point suffisamment éclairci certaines questions importantes par l'exposé succinct, mais net, de la doctrine, et par les citations de quelques faits puisés dans les précédents de notre marine et des marines étrangères.

Cette conviction et ce regret, dont j'ai fait part à plusieurs de mes camarades, qui les ont partagés, m'ont donné ridée d'entreprendre, après bien des années de préparation, le travail que j'ose rendre public aujourd'hui.

Dans ce travail, je n'ai pas eu la prétention de tracer aux officiers la conduite qu'ils doivent suivre dans. toutes les circonstances, si nombreuses et si variées, où les occurrences du métier les mettent forcément en communications de toute nature avec les étrangers $ encore moins d'écrire un traité complet de droit international maritime.

Développer quelque peu les principes généraux et fondamentaux qui régissent, dans' leurs rapports réciproques, les grandes associations humaines connues sous le nom de Nations ou États -,

Exposer, le plus clairement possible, les règles internationales maritimes les plus usuelles et les plus importantes, celles qui sont k peu près universellement reconnues, et qui forment la base des relations par la voie de mer entre les peuples policés-,

Enfin, sans empiéter plus qu'il ne me convient dans le

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