MAY
Placard au svjet du Commerce des têtes de Boules.
Par son Excellence Frederick Haldimand, &c, &c, &c.
Comme c'est bientôt le tems que les Sauvages du Nord descendent pour faire le commerce de Pelleteries avec les habitans de ce Gouvernement, j'ai jugé nécessaire pour le bien du dit commerce de rappeller et confirmer les ordonnances et Placards qui ont été plubliés à ce sujet depuis la réduction du pays, et par ces présentes confirmons, en toute sa teneur, un Placard de Monsieur Burton publié le 18 Octobre, 1761, par lequel il est deffendu à toute personne d'aller au-devant des Sauvages têtes de Boule avec des Marchandises, par les rivières par lesquelles ils ont coutume de descendre, sous peine de confiscation des dites Marchandises, et autres punitions ; Ces mêmes deffenses sont réitérées par un Placard que nous avons fait publier le 28e May 1762, portant en outre qu'à l'arrivée des dits Sauvages leurs pelleteries seront déposées en gros à l'endroit accoutumé, sur le haut de la côte vis-à-vis la maison de dcffunt Fran cheville, où après avoir préalablemen t prélevé les Crédits qu'ils auront reçu dans les voyages r>rôcédents, elles seront exposées en vente publique, et toute personne reçue et admise à faire avec les dits Sauvages les Marchers qu'il jugera le plus convenable ; L'heure du marcher, après l'arrivée des
dits Sauvages, sera notifiée à tous les Marchands et Bourgeois de cette ville par un cry public ; Il est deffendu à qui que ce soit d'attirer avant l'heure du dit marcher les Sauvages dans sa maison pour y faire aucun marcher particulier, sous peine de 20 piastres d'amende et de confiscation des Pelleteries ainsi acquises.
La Poudre étant un article nécessaire pour la traite des Sauvages, et pour la faciliter et la rendre d'un avantage commun à tous, nous fixerons, à l'arrivée de chaque parti Sauvage, la quantité que nous jugerons à propos qu'il leur soit vendue, laquelle sera égallement répartie entre les commerçants de cette ville, qui seront tenus d'avoir un ordre pour les authoriser à cet effet, Il est pareillement deffendu, sous peine de punition arbitraire, suivant l'exigence des cas, de leur donner aucune liqueur forte avant la fin du marcher public, et même de leur en procurer une trop grande quantité en retour de leurs pelleteries, d'autant que cela les empêche de se pourvoir des autres choses quHeur sont nécessaires pour laChasse et qui seule peut établir et augmenter leur commerce. Les ordres cy-dessus sont confirmés par un Placard du 23e May 1763
Donné aux 3 Rivières, sous le Sceau de Nos armes, ce 18e May 1764.
(Signé) FRED. HALDIMAND.
12 Aoust.
Lettre circulaire à tous les Capitaines de Milice, leur annonçant r arrivée des Commissions de Monsieur Murray.
Monsieur. — Je viens de recevoir aujourd'huy une Lettre de son Excellence Mr le Général Murray, par laquelle il me notifie qu'il a plû à Sa Majesté Notre Gracieux Souverain de le nommer son Capitaine Général et Gou-
verneur en Chef dans et sur tonte l' étendue de la Province de Qnébec, dont le district des trois Rivières fait partie. Et m' ayant envoyé copie des dites Commissions qui luy ont été expédiées à cet effet, en datte du 21e Noembre 1763, scellées du orrand sceau de la Grande Bre-
tagne. Je fais en conséquence publier demain cet événement en place publique, avec les solemnités usitées, en faisant faire lecture des dites Commissions, afin que tous les sujets de Sa Majesté soient instruits que Son Excellence Mr. Jacques Murray est Gouverneur en Chef dans toute l'étendue de la Province de Québec. Et la présente est pour vous annoncer ce changement, afin que vous ayés à le publier à tous vos Parroissiens, parles voies accoutumées, afin que personne n'en puisse prétexter cause d'ignorance.
Vous aurés aussi, en conséquence du changement cydessus, à suspendre l'assemblée des Chambres de Milices qui étoient établies dans vos Quartiers, jusqu'à ce que vous receviés les ordres ultérieurs de la part de Son Excellence. Je demeure très parfaitement, Monsieur, &c, &c.
(Signé) FEED. HALDIMAND.
28 Septembre.
Lettre Circulaire aux Capitaines de Milice.
Monsieur, — Par ma Lettre du 12e Août, je vous douais avis de l'arrivée des Comissions de Son Excellence Monsieur le Gouverneur Murray, en vous disposant à recevoir par la suite les Ordres qui vous viendraient de sa part.
Il envoyé aujourd'hui Monsieur Cramahé, un des membres de son Conseil, auquel j'ai remis tous les Pouvoirs Civils qui m'avaient été confiés par Son Excellence Monsieur le Grénéral en Chef.
Je demeure très parfaitement,
Monsieur,
(Signé) FEED. HALDIMAND. (1)