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LES MIROIRS

La beauté des femmes y vit En vain ; oublieux de nos gloires, Ce sont des témoins sans mémoire S 'épanchant en muets avis.

Qu'un sourire y tombe, suivi Des reflets mouvants d'une moire, Ils veillent au front des armoires Traîtres, brillants, inassouvis.

Jalousement dans l'ombre, alors.

Les miroirs comptent les trésors De formes molles ou hautaines

Jetés dans leur obscur tombeau ;

Et, Narcisse de ces fontaines,

Le jour meurt de s y trouver beau.

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]VIUSIQUE..

Musique aux lèvres de l'épouse :

Les mots tremblent de volupté.

Fin de Juillet ! La nymphe Eté Râle d'amour sur les pelouses.

Oh ! dans mes mains, mes mains jalouses, Mes doigts par ses doigts invités.

Sentir avec suavité Ses seins ériger leurs arbouses.

Sentir nos chairs évanouies, Jointes, parmi les inouïes Clameurs d'un enfer épié,

S'abîmer, quand le ciel dispose

— Coussin frangé d'or à nos pieds —

Un soir enluminé de roses.

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