‹ RégnerChapitre 21 sur 109 · CHANSON DE JUILLET · texte numérisé non relu

CHANSON DE JUILLET

Quelque mol à mon sommeil Que soit l'habit des prairies, (En averse de méteil Midi croule, pierreries !)

Je regrette en ton alcôve, Le lit bas où tu soûlais...

(La couleuvre qui se love Referme ses bracelets)

Ardente à souvent t 'offrir, M 'enflammer de ton haleine.

(L'oriflamme d'un zépliir Flotte à la hampe des chênes)

Là, formant la belle danse Furieuse de l'amour...

(Sur les rythmes du silence Progresse en riant le jour)

Nous menions le chœur de cerfs D'une nuit voluptueuse.

(Les nymphes d'un doigt pervers S 'entrecueillent sous l'yeuse)

De ce passé rien ne reste, Hors l'éclair de ton regard, (Dans les arènes célestes L'orage a lancé ses chars)

Hors mes larmes contenues Par mon rêve émerveillé.

(Et bientôt l'averse nue Dansera sur le gravier).

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