A UNE PASSANTE
Passante au rire décevant Que cette foule inepte berce, Ton corps est une Hébé qui verse Un vin rose au désir levant.
Belle, dont les cheveux d'or clair Livrent aux brises leur écharpe, Ton visage est un chant de harpe A jamais captif de la chair.
Et sous ton front, sommet dun temple Né d'un rêve qui se contemple, Ton regard d'ange immatériel,
Fuyant ce monde sans mirage, Semble être un long pèlerinage Qui monte de la terre au ciel.