LES ROUTES
Vous sonnerez encore, ô Routes ! sous mon pas : L "espoir en reverdit dans la lumière en fête ; L'idylle des vergers fleuris vous parle bas Et le soleil étend sur vous sa peau de bête.
Bondissez vers les pics que mon rêve occupa Et paresseusement menez l'amble à la crête, Mais guidez-moi toujours, à travers maints combats, Vers rithaque opulente et blonde du Poète !
Je veux, libre à jamais de liens arrachés,
Boire encore le lait des aubes, épanché
Sur la gorge des monts où les sources circulent
Et goûter au beau sang dun horizon vermeil Quand, messager de Marathon, le crépuscule Annonce la défaite et la mort du soleil.
POEMES PARUS DANS DES REVUES