LE SANG
Un soir que je cueillais dans le jardin des lampes Tel rêve délicat par le jour refusé, Un sang fougueux battit soudain mes jeunes tempes Et me jeta ces mots dont je reste embrasé :
(( 0 toi dont j'ai nourri la joie et la vaillance
Et qui règnes parmi les hommes que l'on craint
J'ai levé sous ton front des millions de lances,
Et j'ai bardé ton cœur, ce soir, d'un triple airain.
Pour vaincre sans faiblir je t'ai voulu de pierre F.t plus inaccessible à ta vaine douleur, A tout ce qui t'appelle en fermant les paupières. Qu'un pôle l'est au pas futur du voyageur.