‹ RégnerChapitre 4 sur 109 · APPARITION · texte numérisé non relu

APPARITION

Afin de me permettre, à mon matin vermeil, De dire avant la nuit des vers impérissables Elle parut ! laissant imprimés sur le sable Ses pas doii s'élevaient des odes de soleil.

Le beau jour préludant en fanfares d'éveil Déroulait à ses pieds les grèves de la Fable ; Et les Hommes sentaient que sa grâce ineffable Incarnait un prestige élu dans leur sommeil.

Soudain comme des morts par miracle rendus A la clarté du jour, qui, le cœur éperdu, Piepoussent les enfants et les mères en larmes,

Bondirent dans l'été qui glaça d'or leurs torses, Victorieusement en brandissant leurs armes, l'ous les héris et tous les guerriers de ma Force (i).

(i) C'est grâce à l'obligeance de M. Otto Grautoff, à qui Deubel avait donné le manuscrit dun recueil devant s'intituler L'Arbre et la Rose, que nous avons pu donner la version définitive de ce sonnet ainsi que de quelques autres qui avaient paru avec des variantes dans Poésies.

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