LA MORT DU DERNIER FAUNE
A la fourche du bois le faune s'est pendu.
Noël. Dense aux pignons, un faix de neige bâte
Les hameaux, et, vers larbre où le dieu meurt, se hâte,
Hostile, un grand concours de peuple morfondu.
Lon crie : u Ah ! le suppôt ! L enfer n'a que son dû ! » Solennel, l'échevin, d'un doigt prudent le tàte ; Un évêque, à cheval, le baptise à la hâte ; Mais le corps étalé semble un arc détendu.
Or, tandis que du monstre on dispute, Marie, Une garcette grosse, à la taille équarrie, Accorte, avec ses seins dorés sous le mouchoir,
Fend les groupes, s'élance, et, dévote à son maître. Embrasse étroitement le petit dieu champêtre Et sur son front velu baise lombre d'un soir.
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