‹ RégnerChapitre 46 sur 109 · EPITAPHE D UNE PETITE MORTE · texte numérisé non relu

EPITAPHE D UNE PETITE MORTE

Au soleil de la mort qui l'appelait ailleurs

L'enfant qui rêve ici fusa comme une cire.

Elle était du matin que les anges respirent

Le plus brillant frisson qui coulât sur les fleurs.

Invulnérable au mai, elle vécut sans pleurs :

La vie, à ses côtés, était un chant de lyre

Qui s'élevait parmi de tranquilles blancheurs,

Et, paré pour le ciel, son musical sourire

Comme un oiseau d'argent se posait sur les cœurs.

3o RÉGNER

Page 1