EPITAPHE D UNE PETITE MORTE
Au soleil de la mort qui l'appelait ailleurs
L'enfant qui rêve ici fusa comme une cire.
Elle était du matin que les anges respirent
Le plus brillant frisson qui coulât sur les fleurs.
Invulnérable au mai, elle vécut sans pleurs :
La vie, à ses côtés, était un chant de lyre
Qui s'élevait parmi de tranquilles blancheurs,
Et, paré pour le ciel, son musical sourire
Comme un oiseau d'argent se posait sur les cœurs.
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