‹ RégnerChapitre 47 sur 109 · TOUS MES SOLEILS COUCHES · texte numérisé non relu

TOUS MES SOLEILS COUCHES

Tous mes soleils couchés sous l'éclatante nue : Beauté, Puissance, Amour, humides de mes pleurs, A l'occident fouetté de verges de couleurs Comme une chair d'enfant mystérieuse et nue ;

Tous mes départs sombres sur des mers inconnues,

Toutes mes Ophélies errantes sous les fleurs.

Je suis resté, ce soir, seul avec ma douleur

Et quand elle a parlé, mon cœur Ta reconnue.

Je la retrouve ainsi depuis maintes années, Ariane, un matin d'ivresse abandonnée.

Dont le rire est mauvais et l'étreinte perfide

Et vers qui nul oubli ne tend ses bras profonds. Car ma douleur revient par la route des rides Que ses pas autrefois ont creusées sur nion front.

POÈMES PARUS DANS DES REVUES

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