‹ RégnerChapitre 87 sur 109 · VERLAINE · texte numérisé non relu

VERLAINE

La voix du rossignol qui monte dans les choses M'est une douce invite à te lire, ^'e^laine, Par ce soir, tandis quune brise tiède halène Le long de l'avenue où des marbres reposent.

Tous les parfums se sont blottis au cœur des roses ; Le jardin rêve au fond de sa légende ancienne, Et les cygnes du lac, immobiles, retiennent Le tranquille bonheur que leurs ailes enclosent.

Seule, au bord du grand ciel tremble une étoile dor

Et la Imie qui fait la page douce et mièvre

Se plaît sur ton poème amène oii tout s'endort :

Parfums, lueurs, et vous, lentes nmsiques vieilles Que traverse, innombrable, avec le vent qui bruit Ton âme, ô vagabond, qui fut celle des nuits !

Page 1