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LA JOIE

Dans \e> sentiers qui vont dénouer vers les champs La ceinture rustique et fraîche des villages, Lorsque la sève afflue au cœur des paysages J'ai regardé passer la Joie aux yeux d'enfant.

Au monde elle jetait sa force épanouie Et son geste, en cueillant Tazur calme du ciel Fécondait, dans le rire énorme du soleil, La glèbe, par le soc et la herse fouie.

Au visage camus du faune ou des sylvains,

Elle éclatait, mêlée à l'appétit divin

Qui force en son retrait la nymphe aux pieds agiles.

Les villages tumeient sous lépaisse fumée

Et dominant les seuils flétris, couleur d'argile,

Les portes au soleil riaient émerveillées.

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