ACTE II , SCÈNE IL tg
De nos guerriers captifs brisons du moins la chaîne. Qu'un échange hâté par vos vœux et les nûens Rende à nos étendards leurs plus fermes soutiens. Il est temps de suspendre une lutte fatale.
Ces dieux ^ rois immortels d'une cité rivale^ Qui , du mont Tarpéien toujours prêts à tonner^ Menacent l'univers qu'ils semblent dominer; Ce peuple qui^ vaincu , mais toujours indomptable^ Se promet d'accabler le vainqueur qui l'accable; Ce Forum où la force, appui de l'équité.
Au joug puissant des lois soumet la liberté; Ces remparts destinés à grandir d'âge en âge; De l'immortalité tout m'offre ici l'image :
Et mes yeux inquiets lisent dans l'avenir Des malheurs qu'il nous faut désormais prévenir. Allez donc, et songez qu'en déposant le glaive, Ce qu'il a conunencé ma prudence l'achève*
( Ils sortent. )
Au pied de ces autels j'attends Licinius.
Je sais quel intérêt l'attache à Régulus.
Allons : il vient; servant mes heureux artifices.
Que lui, Rome et les die ux deviennent mes complices !