SCÈNE IX
AMILGAR , RÉGULCS , MANLRJS , SÉNATEURS , LIGINIUS se précipiUnt au milieu du Sénat.
UaVIUS (k Aëgiiluf).
Arrête,
Gel ! qu aperçois-je ?
. , LIGINIUS.
Peuple , environnez ces lieux.
(Lé peuple entoure le temple taus liépaner. let colonnes ^i en marquent les limites. — A Régulus. )
Tu ne partiras pas.
Tribun audacieux , J*réténds-tu malgré moi, dans ton délire extrême , Et malgré le Sénat disposer de moi-même ?
Sors^ et tremble ^ parjure au serment que j ai fait , De rendre un peuple entier complice d*uu for&iu
Licmius.
Ce peuple entier t'implore ^ entends-le qui s'écrie : Tant qu'il te reste un jour, il est à la patrie. Tu n'en peux disposer. Ou vainqueur, ou vaincu , Qui peut combattre encor n'a pas assez vécu.
36 RÊGULVS.
Sous le puidsdu inalbeur nia force est affiiïblie)
UCINIUS- A déÊiuL de loabras tu nous dois ton génie.
IVe nous oppose pas des sennens odieux ; Tu juras dans les fers.
BlîGUHIS.
J'ai juré par les EKeux !
MANUUS.
Licteurs, cesttrop long-temps supporter son audace. Qu'il sorte.
LICINIUS-
Gardez-vous d'acct^plîr sa menace.
Je n'ai qu'à dire un mot , ce temple est envahi , Le peuple est maître à Borne, ei veut être obéi.
HANLIUS.
Crois-tu qu'impunément ton for&it se consomme ? Les soldats sont pour nous.
LICINÏUS.
Les soldats stmt pour Rome.
Ttibun , consul, pourquoi ces funestes débats ? Prêts à vous réunir pour marcher aux combats, Delà désunion pourquoi donner l'exemple?
Cartilage vous observe, et Rome vous contemple.