SCÈNE V
RÉGULUS (seul),
Et toi, patrie , et toi dont j'emporte l'image , Remparts pour qui mon, bras s'est jadis illustré ; Dans votre jenceinte , hélas ! je ne suis pas rentré; Mais je vous ai revus î Cité brillante et chère , Où sont nés mes enfans, où repose leur mère , Je pars, heureux du moins d'avoir pu vous offrir
5a RëGULUS.
Ma dernière pensée et mon dernier soupir !
A triompher pour yous je ne dois plus prétendre ;
Je meurs : mais vos lauriers renaîtront de ma eendre !
Et vous qui m'attendez y ombres des vrais Ilomains,
Héros qui sommeillez dans les champs africains ;
Hélas ! depuis deux ans j'ai contraint mon courage
A supporter pour vous la vie et l'esclavage,
Certain qu'à Rome un jour vous trouvant des vengeurs
Je ferais à Car thage expier nos lûalheurs.
Mes vœux sont accomplis ; et digne de vous suivre.
Ne vivant plus pour vous je dois cesser de vivre.
Mais quelbruit?.. . Pour calmer decoupables transports
Mon fils aurait-îl fait d'inutiles efforts ?