ET-MEMORIE
LVGII
Fig. i4.
Témée de Reims.
Nous avons trouvé cette Inscription en 1855, dans la maison qui occupe l'angle formé par la rencontre des chemins de Reims à Saint-Brice et à Courcelles, â peu de distance de la ville. On sait qu'une partie du premier, dite chemin de Ponton, a succédé à Tancienne voie romaine conduisant de Reims à Soissons^ dont la ci-devant rue, aujourd'hui impasse des Romains, forme la tête.
<1) On trouve dans Gruter (9a, 2) letiom propre €<mtureiui ou Contucciut^
INSCRIPTIONS FUNÉRAIRES. "ilb
Le monument est complet. 11 est en pierre de l'Aisne, et forme un parallélipipède rectangle, dont les trois côtés secondaires non dégrossis indiquent qu'ils étaient engagés dans une maçonnerie. Le côté principal est grossièrement travaillé ; il présente une niche formant un quart de sphère, et, dans cette niche, le buste d'un jeune homme. Le milieu de la face a été brisé par la pioche.
A droite et à gauche de la niche sont tracés les sigles D • M. Le reste de l'inscription est placé audessous: elle ne paraît pas avoir eu plus d'étendue.
Hauteur de la pierre, mètre 90 ; largeur, mètre 60 ; épaisseur, mètre 35. Hauteur des lettres de la première ligne, 55 millimètres ; lettres de la seconde, 60 millimètres,
DM PVPILLA
Fig. i5.
PoviLLON-PiÉHARD, dans X Annuaire du département de la Marne^ année 1834 (1).
Le monument auquel appartient cette courte inscription a été trouvé en Mars 1833, au lieu dit le
(1) Nous n'empruntons à la Deicription et explicatiùn de cet écrivain que les détails relatifs au lieu et aux circonstances de la trouvaille. Le reste, qui est fort long, ne renferme pas un mot que nous puissions mettre à profit, malgré notre bonne volonté.
Monl-des-Moulins-Sainle-Geneviève, sur la gauche de la route de Reims à Paris, à 30 mètres environ de •celte roule, et à la profondeur de 2 à 3 pieds seulement. Il a été recueilli par M. Ruinart de Brimont dans sa propriété de Brimont, avec la borne roilliaire <du chemin de Reims à Bavay.
C'est un parallélépipède rectangle de 72 centimètres de haut sur 49 de large et 12 d'épaisseur, en cliquart de Vendeuil (1), Sur la face principale est une niche peu profonde, de 46 centimètres de haut sur 35 et demi de large. Dans cette niche; on voit une jeune fille en pied, couverte d'une robe longue et d'un ample manteauagrafé sous le menton et descendant jusqu'aux pieds. Ceux-ci sont chaussés, la tête nue, les cheveux courts. A la main gauche est un miroir de forme circulaire et à manche ; à la droite, un objet que nous croyons être un flambeau.
Cette statue, sculptée en demi-relief, est du plus mauvais travail.
L'extrémité supérieure de la pierre, sur la même face, est entaillée de manière à dessiner aux angles les cornes qui terminent ordinairement les monuments funèbres. L'inscription occupe la bande cintrée; tnais, au lieu d'en suivre le contour, elle affecte la ligne droite. Son peu de symétrie accuse une main peu habile chargée très-probablement de graver après coup une inscription sur un monument préparé à l'avance et pris au magasin.
Ainsi, il ne faut pas nous attendre à trouver ici
(<) I^ base que représente la ligure est moderne.
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le véritable portrait de la jeune fille défunte. Et la banalité du sujet est d'autant plus à noter, que Ton ne rencontre pas souvent les mêmes attributs figurés sur un monument funèbre, surtout réunis dan$ les^ mains du mort. Bien qu'on s'explique parfaitement la présence d'un miroir dans la main d'une^ femme; ee fait est tellement rare dans les monuments du même genre, que nous nous sommes demandé si ce ne serait pas plutôt une patère: mais celle-ci eût été creusée et, sans doute aussi, tenue d'une autre façon. Quant au flambeau, on ne peut pas lui donner ici d'autre sens que celui de l'immortalité ; car, s'il avaii signifié que la défunte était nubile et qu'on était près d'allamer pour elle le flambeau d'hyménée, il serait renversé, pour signifier que la mort s'était mise à 1» traverse des projets de bonheur formés pour la jeune femme.
Le mot Pvpillay pris comme substantif commun et traduit par PupillCy indique une fille jeune, mineure du moins et non mariée, peut-être orpheline, que son tuteur, qui a pris soin de sa sépulture, ne nomme^ pas. Mais il y a des exemples de ce nom employé au propre (i).
Les lettres de cette inscription ont 3 centimètresenviron.
(i) Gruter, 37S, n* 6.