‹ Reims pendant la domination romaine d'après les inscriptions avec une dissertation sur leChapitre 26 sur 51 · MARCI- >>; CELIDO ï · texte numérisé non relu

MARCI- >>; CELIDO ï

Marci cftelidonttim. c Collyre de chélidoine (3) dt Marcus Vkellus Herasistratus. »

Nous avons peu de chose à ajouter aux explications que contient le mémoire de M. Pielle sur les collyre» dont il est ici question, et nous y renvoyons volontiers. Suivant M. E. Johanneau , le nom du médecin devrait être lu Vigellius, et son surnom Erasistratus.

(ij Nous expliquons plus loin ce inot.

(9) Oribase (synops. III), Alexandre de Tralles (II, 5), Aélius (VII, 117) et Paul d'Egine (XX) indiquent plusieurs collyres au nard.

(9) A ce mot est ordinairement joint la formule : ad genarum cicatrices , pour guérir les gerçures des joues.

Au sujet de ce dernier nom, nous sera-t-il permis de faire une remarque qui a échappé au savant que nous venons de nommer, ainsi qu'à M. Janssen, conservateur du musée d'antiquilés de Leyde? Parmi Is médecins grecs les plus connus, on compte Erasislrale, né dans i'ile de Céos , à la fin du IV^ siècle avant Jésus-Christ. C'est le premier médecin solidisle et, après Hérophile, le plus grand anatomiste de la Grèce. Gallien nous a conservé de nombreux fragments de ses écrits. Or, on sait que les collyres se recommandaient toujours par le nom d'un médecin célèbre qui en avait le premier fait usage ou en avait donné la formule. Ce fameux médecin pourrait donc être considéré comme l'inventeur ou le palron du nôtre, si les noms Marcus et Vicellus, que portail cet inventeur, n'indiquaient plutôt un Latin. Le surnom d'Erasistratus qu'il prenait est-il une qualification de son ehoix, destinée à tromper le vulgaire, à attirer sur sa personne et sur son remède la confiance attachée à une grande illustration médicale? A-t-il seulement pour objet d'indiquer que Marcus Vicellus appartenait h l'école d'Erasistrate, comme la terminaison latine en us semble l'indiquer? Nous laisserons le problème à résoudre à de plus instruits : sa solution ne sera pas sans intérêt pour l'histoire de la médecine.

Nous remarquerons enfin dans la pierre de Tervn une particularité peu commune, savoir, la séparation sur deux lignes du mot diapsorictim de la seconde étiquette. Quant aux feuilles de lierre ou d'acanthe que portent les deux grands côtés et à l'espèce d'arbre que l'on voit sur les deux petits, ils sont dos probablement à un caprice du graveur ; car, s'il fallait leur donner un sens, et y chercher un sym-

bole de la médecine, on les retrouverait sur la plupart <les cachets d'oculistes, ce qui n'est pas.

Les deux pierres qui suivent ont été recueillies à Reims même, il y a quelques années, par mon collègue M. Duquenelle, qui a eu l'obligeance de me les communiquer.

Suivant l'babilude prise de donner à ces petits monuments épigraphiques le nom de la localité qui les a fournis, je désignerai ceux-ci par les dénominations de lapis Rememùi primus et lapis Remensis ^ecundus.

f. Lapis Remensis primus.

Cette pierre a 55 millimètres de longueur, sur 25 de largeur et 10 d'épaisseur. Elle est gravée sur deux tranches seulement, les plus longues, et porte ce qui suit :

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