‹ Reims pendant la domination romaine d'après les inscriptions avec une dissertation sur leChapitre 27 sur 51 · CRVPLOTINIDI A FSoRoBoBADCLAoG · texte numérisé non relu

CRVPLOTINIDI A FSoRoBoBADCLAoG

1. Rvplotini diasroyrne^ post impett^m. — c Collyre de myrrhe de Ruplotinus, à employer après une inflammation subite. »

Le nom de médecin, Ruplotinus, n'est pas encore connu. Le remède composé de myrrhe, diasmymes,

diasmymen^ diasmymon , diasmymeum (de 3ia et ajivpva) y était d'un usage très-répandu, suivant le docteur Sichel (1). C'est celui que l'on voit ordinairement indiqué sur les cachets d'oculistes, avec les mots jid inipetum ou post impetum, comme ici, auxquels s'ajoute quelquefois le mot lippitudinis (2), qui, proprement, signifie chassie , mais que Jes anciens employaient génériquement pour désigner l'ophthalmie et les autres maladies inflammatoires des yeux.

Marcellus Empiricus, chapitre VIII, parle de ce primus impetus ou subihis impelmy €omme l'ont remarqué Saxius et Tôchon d'Aneci.

2. G. Rvplotini diafsortci/m ohohalsamvm ad c\aritatem ocvlorvm. — < Diapsoricum au baume y de C. Ruplotinus^ fiour éclaircir la vue. >

Au nom du médecin Ruplotinus est jointe icil'initiale tie son prénom, Cneius, Galulus ou autr«. Diafsoricum est ipouv diapsoricum j qu'on trouve écrit aussi diaphsoricum et diabsoricum ; et obobalsamum, pour opobalsamum. Ces altérations de mots semblent devoir être imputées au graveur; néanmoins, il se pourrait que l'ignorance du pharmacopole possesseur de ce cachet en fût cause ou, du moins, n'y trouvât point à redire.

Le diapsoricum indique un collyre dont le psoricum faisait partie comme ingrédient, ainsi qu'on le voit par plusieurs endroits de Scribonius Largus, de Gelse

(1) Cinq cachets inédits de mèdecins-ocuHstes romains,

(2) DucHALAis, Observations sur les pierres sigillaires: Lapis Inguillarensis et lapis incertus primus; Mémoires de la Société des 4intiquair9s de France, t. XVUl.

et de Gallien; cependant Marcellus Empiricus (1) donne la formule d'un collyre diapsoricum qui ne conlienl pas de psoricum proprement dit. Un grand nombre de collyres portaient ce nom. Le docteur Sichel dit que les astringents métalliques, surtout les oxydes de zinc et de cuivre, en formaient la base. Voici ce que Celse nous apprend sur sa préparation: 9 11 n'est point, dit-il, de substance qui, par elle-même^ s'appelle psoricum; mais on donne ce nom à un mélange de chalcilis et de cadmie qu'on broie ensemble dans le double de vinaigre ; on met le tout dans un vase de terre, qu'on recouvre de feuilles de figuier et qu'on laisse pendant vingt jours sous la terre ; ensuite on le retire, et on le broie de nouveau (2). t Caylus (3) dérive ce nom de ^tùpa^ scabies.

L'épithète opobalsamiim (on voit aussi opobalsamatum) est habituelle à la suite du diapsoricum ^ et aussi avec le slactum et YisochrisioUy autres corapo* sitions employées à guérir l'obscufcissefnent de la vue. Le suc du baumier (onog^ fia)^(ja[xov) venait ici tempérer l'action incisive du psoricum,

î^ous remarquerons, au point de vue épigrapbiqae, les lettres AD liées, et les Ode dimensions moindres que le reste des Jetlres.

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