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rabiB'tkffe, «n 46V0f i «boâitioii qa'il serait . lor ot^ 4veè du cMiseft toutes les fois qu'oQ aurâk bemia àé son pinoetu, et^'irfefaH griti»ies portraîtejde MM. les lieatemmi» des hièftant» : nous troavons de 668 ouvrages à Saiittnkcqnes, à riiépftal^éntod. Ils «e nanquent ni de dessin ni de coloris. Sa mai*son devait se trouver à ^u pfès vis-à-vis la porte latérale du palais-de-jnstiee.
IT avait pour voisin et pour ami leaii do La Fontaine, nôtr^^immofiel Mnliste. Celui-ci- suivit les cour» de rUniversité de Reims , et passa dans nos murs plusieurs de ees années où Faireviir n'est que séductlan, oàia vie n'est que joie ^ plalisir. H»* Hélard était aussi belle que sage ; or, eHe était charmante. C'est à son intèiftioii qu^il fit ce Joli conte que vous savez tous, et qui commence par ces vers si connus :
11 oVst cité que je préfère à Reims ; C'est la première entre celles de France ; Car, sans compter TÂmpoule et ses bons vins, Charmants objets y sont en abondance.
Gialanterie d'autant pins précieoB» que le distrait ami de Jeaikhot^Lapîn n'en était, pas moins appré-* dateur éclairé du beau sexe. On cité la maison qui porte k n« 49 comme ayant eu rhomieur d'abriter sa jeuDOÉlse, ses premières rêveries d'amour et de poésie, : si
Entdesderidaiit la rue de la Ptoisaonneiîe, oit trouvait à sa fauche la porté avz Fertèns*, dont nous
ai ona ^wurié,* «A à sa idraite la < .mefdu ' )Puîi»^T«my 4o»l>:Ottiviaiitée)faiieli|plaae daPafaiakietJintmj
£Ue devait son ilom à. un- puits orevsè 4ans la cour de la naisoa sise am coin de la rae ide La Salle et de la nouv<>lle place.
La maisan où.ij se irouve appaiienail aa «GImh pitre^ et ou Tappelaitila naison do F«ts-dtt-'TeiTa. C'est sous ce nam qa'ielle est désignée dans les vieux titres. N0«s savons que leAerràin du faubonrg de Ved^ s-'appieleit ïïerra eùfMmmM. Notre puits étak pkçé in J6rr4 capifuH. Pevi^re son nom vient^l de cetie.circoaitaQce topographique.
Lia rue s'appebÂt parfois rue du Terra : ùàt qék viendrait à Tappui de notre éiymologie.
Dans tous les cas, ce nom distinguait notre puits de celqi dit le Pqits h la chaîne, placé à la Porteaux-Ferrons.
En entrant par la rue Tronsson-^Ducoudray, on trouvait, sur la place, à sa droite , les bâtiments de THotel-Dieu , aujourd'hui détruits. Ils servirent de caserne à ]a gendarmerie jusqu'en 4841. C'est là qu'en 1830 les gendarmes défendirent fécusson qui déoscait lebau^ de leur porte ; c'est là que le peuple les assiégea ^ Youlat leur faire un mauvais partîj Devant cet édifice était une fontaine monumentale élevée dans le sièdexieraler en l'honneur du lieutenant Rogier; dégradée en 1795, restaurée en 18SS sur le premier modèle, elle fut démolie en 1841.
Le long de la rue du Puits4u-Terra était l'ancien
IMd«4lîta de Rôms. Cétnt^n nenuaieiil peu recomiliaiiâiUe «otu )e nippott dei beaiufr*4if«s , ■iak otnsacrè par les souvenirs les plus vénérables; san beréen remonte am prenuérs jomu de la ea- Ihèdrale. Partout le christianisme naissant mit la ebarité tous la sainte égide de Fe^éranoe et de la foi; partoét , près des émisés où Ton prie , il plaça Té-» difiœ où Ton soulage celœ qui soufre.
Le grand apôère, Roraualde , son prédécesseur , tons ceux qui leur succédèrent , llinéma# surtout , enrichirent et augmentèrent le pieux édifice ; on attribuait à la libéralité de ce dernier la t;onstructioti êe demc grandes salles que Von pouvait encore désigner naguère. L'wie d*elles est oontertie en Cour d^Assises^
L'Hôtel-Dieo ftit administré par Tèglise de Reims; le Chapitre le dirigeait; sous ses ordres ^ des Frères etde&JSiasttrs faisaient le service de la maison ; plus taird , on n^ laissa plus que quatre religieux , et le nombre des Religieuses fut augmenté; elles finirent nlèmé )^ reister simules dans la maison. Elles appartenaient à roràré de Sâint^ngustin , prenaient le titre de «faanpinëâses régùHèrès , et tiommaiéRt ellesmêmes leur supérieure et les' dignitaires de la com-' nitttiaulj&;
- Quand vînt la tourmente révolutionnaire , les religieuses resfôroia à leur poste; En ; 179^, elles furent èontraihtis de quitter le eostume de leur ordre ; elles le^ reprirent' en • *8l 3;» ■ ©h avait Taille-
ment tenté de ks reapkeer; le cbriatiMiîsmé qai pardonne les perséfuHms , la charité -que rien ne décourage , les ramenièreBt dès ^'en les rappela. Dès iSiO , un décret impérial avait reconnu kur existencev
L'étabUssement, enrichi par les fidèles,, les rois , les archoTèquesvavaib 4e grands revenus. £n 4789 ^ ils s'élevaient à 175,000 livres. La. révolution porta sa main sacrikge sur les biens des pauvres 'et les réduisit de moitié ; les gènératioBB à venir souffriront longrteçips des fautes de leurs devancières.
L'Hâtel-^Dieu de Reims jlaisait de ses richessesr un nobk emploie Oa y exerçait la charité la plus large que le libéralisme puisse rêver. Les* gens de toutes les nations, les hommes de to(is.k& cultes y tcoui(fti^nt rhos(^Utié s'ils fen avaient: besoin. Ily a^aît du Utige pcHir le soldat Uessé, del, secours pour le priâqnnier de guerre. Les en&ut» 4bfiQdoBi|é& retrouvaient sous ce loit paternel lear soins de la mère qiii.lesavaâ-àbandonBés ou que Dieu avait rappelée de ce monde. Le voya^ur indigent ne frif^patt ^s en vain à la porte du Seigneur : un lit pour 1» nuit dana une- saHe partieu^* lière , uu mioffc^aa de pain le soir , un autre le lendemain, lui étaient réservés. Au point du jour les Bergents- d^ ville venaient .le chercher et le con-* duire aux portes de la.vil)e.
L'ancien. Hàtet^Dieu>ay«it quatre laçedes donnant' Tupe; sur h parvis No^re-Pame , uAe. autre sur la
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nw du Trésor ^ la troisième me du PùiC8--dii^Terra , la qaatrième rue de la PoisMUiene.
La teade q» dwnak sur ce qn^oii appelle de nos jours la place du Palais-de^Justice , se dnrîsait en trois parties. Du côté de la Pmssonnerie était le pavillon qui fait aujourd'hui partie du palais-dejustice ; venait ensuite un grand cor p s- dc -J o gis à trois étages^ contenant des salles de aùlades; après ki s'élevaltonjoli portail, construit du xin" auxiv* nècle. Son fronton était percé d^une rosacé au som-' met , et de deux verrières placées plus bas. Le I
tout était renfermé dans une grande ogive. On I
montait quelques marches pour arriver à la porte ; elle était séparée en deux par un trumeau sur lequel s'appuyait une statue. Deux contreforts ajuntieuf base sur la plaee, précédaienlcette partie de Tédifice. ils supportaient le Ironlefn d'une prennère porte élevée devant l'ancienne au ïTi* ou au XTii® siècle. Deux colonnes â chapiteaux corînâiiens la décoraient. Elle était à plein-cintre, une croix de pâtm s'élevait à scoi sommet.
Si^int Nicolas étaitle patron die riMbel^Dieu< Quel» ques4ttRf94aa verrièrta dont nous v«fnons de parler disaient partie delà chapelle placée bous^ son itivooa* tiou. Là se disait la messe des malades, là les enfents nés dans la maison recevaietit le baptdme. On priaitlà pour les agonisants, puis pour les trépassé». L'autel était puttvra. Dans lani^f étaient les fbnts baptiamaux. Les murs intérieurs de Toralôire étaient couverte de
tieilles lapbseries, de toiles peintes qui ont fait l'objet de cttrieases et récentes publications.
Les religieuses recevaient , dans les premiers temps, le voile au milieu du Chapitre de Notre-* Dame. Depuis i6â5 elles le prirent dans la modeste chapelle Saint-Nicolas. C'est là qu'elles commençaient leur existence de dèvoûment et d'abnégation ; c'est là qWdles trouvaient , à la fin de leurs jours, le champ de repos étemel. Quand les saintes filles avaient payé leur dette à ce monde, qui les mécon-' naît parfois, elles étaient portées dans l'antique chapelle. Ses dalles humides se soulevaient et recevaient , dans son sein glacé , celles qui avaient vécu sans nom , sans Emilie , sans joie , au milieu des souffrances qu'elles adoucissaient , des donkmrs qu'elles consolaient. Lorsqu'en 1BÎ6 l'Hdtel-Dieu fut transféré dans les bâtiments de Fabbaye' Saint-Rconi, leB< religieuses dirent adieu ans* ossements de leurs sorars trépassées. Pour la dernière ibis elles s'agenouillèrent sur ces- tombes sans épitaphes, sans écussons, mais riches de pieux souvenirs, où elles ne devaient pas rejoindre celles qui les avaient devancées. L'autorité comprit son devoir. La pioche de l'entrepreneur ne viola pas les vénérables tombes. Les saintes retiques ne furent pas pro" fanées et jetées au vent. Tous les ossements furent recueillis ay«c respect et transférés dans le nouveau dimetière^
L'Hdtel-Dieu finit par ne pouvoir plAS'SufBre aux
besoin» d*uoe cili qui 4evewt chaque jour plus populeuse. Dès 1768^ ou soufieaità le transporter dail» une partie de la ville où Fair «erait plus pur, où de vaates terrains permettraient aux architectes d'élever d^s bâtiments sains et larges, de tracer des jardina pour les convalescents. A cette époque, on pensait à réonir les couvents de Saiotr-Nieaise et de Saint-Remi^ et à placer THôt^Dieu dans les hàtî^ ments de celui qui rejoindrait Fautre. On hésita lon^ temps. La révolution vint simplifier la question en démolissant Saiot-Nicaise. Saint*Remi, devenu, vacant, attendit plusieurs années sa nouAFeUe destination, et ce fot enfïore dans rancir Hôtel-Dieu que les .malades et les blessés de i&i4 furent amonceléft. Ces lugubres circonstances rendirent de plus en plus nécessaire son ()éplacem«4it :.ce fut en 1823 seulemeat que les immenses travaux qu'il fallait fiiûre fiirent achevés. . Les anciens bâtiments ont: été restaurés, dédotdlis on remplacés, et.formemt de nos jour» le pakia-dejustice* Le tribunal citil et correctionBel de Tarrondissement de Reims et la cour d'assises de la Mar«e, ^près avoir occupé Tarchevèché, le coHége et rhôtelderviUe^ s y sont' installés enf novembre 1859. La. jutatipô consulaire tient ses audiences dans la partie supérienre du monument.
..La place dja Palais-rde^Justice aous conduit dans la rue des Tapissiers. Elle doit ce dernier, nom à: rindustrie qui s'y fixa. Les tapis de Reims fttféat A-. IwatreA ail xiv« ^iecle» On disais alois itapis de Heims
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comme on dit lapis d'Âubusson : ce genre de fabrique fleurît à Reims jusque dans le xvi* siècle. Nos vieilles églises se décorent encore aux jours de fête des belles et historiques tentures qu'on lui devait. La tradition fait naître dans, nos murs la famille Gobelin qui transporta à Paris Tart qui Timmortalisa. C'est à Reims qu'elle en avait appris les principes et les secrets. Peut-être les lieux que nous parcourons continrent-ils une fabrique de tapis.
Cette rue fut jadis celle de la Fourberie ou de là Fourbisserie. Là se trouvaient , avant l'arrivée des tapissiers, des fabricants d'armes : là se polissait l'acier, là se ciselait le fer. Casques, boucliers , longues et lourdes épées, courts, minces et élégants poignards s'y vendaient. Dès le temps de la domination romaine, les armuriers rémois étaient célèbres ; ils faisaient le genre diépées connues sous le nom de spatariœ.
Le Chapitre lui substitua , au moins d'un côté, des établissements d'un autre genre. Nous voulons parler des écoles capitulaires ; elles se trouvaient à droite en arrivant par la place du Palais-de-Justice, entre la porte de la cour Chapitre ou Notre-Dame , et l'angle de la rue du Trésor. Elles y furent jusqu'aux xvi* siècle. Nous avons raconté comment elles furent réunies au collège des Bons-Enfants.
C'està la même époque que fut bâtie la porte de la cour Chapitre. Les deux tourelles qui s'élancent à sa partie supérieure, les sculptures qui encadrent leurs
petites fenêtres, les figures singulières et peu décentes qui décorent le dessous de sa voûte, en font un des édifices les plus pittoresques qui restent dans Reims.
Revenons sur nos pas, regagnons par la rue du Trésor la place du Parvis, et enfin Notre*Dame de Reiois.
Le cadre de notre ouvrage nous contraignait à réduire à de petites dimensions la description de la basilique : nous avons préféré n'en pas parler ici, et lui destiner un volume spécial.