‹ Relation abrégée de quelques missions des pères de la Compagnie de Jésus dans la Nouvelle-FranceChapitre 32 sur 37 · SOI · texte numérisé non relu

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** homme éminemment pieux, a fait élever à ses frais la résidence de St. Joseph, si- " tuée à plus d'une lieue au-dessus de Québec, sur les riyes du grand fleuve Si ** Laurent, et Fa confiée aux Pères de la Compagnie de Jésus pour y attirer les ^ Sauvages indigènes et leur apprendre la loi de Jésus-Christ Les fondemens de ** la maison ont été jetés en juillet 1637, et en aviil 1688 deux Pères de cette So- " dété se sont transportés là pour l'habiter, et pour instruire deux familles de Sau- *' vages qui y avaient aussi ûxé leur séjour. Quelques autres familles de Sauvages ** y avaient déjà dressé leur cabane et demandaient à échanger leur vie nomade « jusque là, contre la religion chrétienne, et une vie civilisée. **

La Mission de Sillery (1) se forma ainsi en peu de tems. Une ceinture de pieux élevés, la protégea d'abord contrôles Lroquois; mais en 1651, on l'entoura d'une forte enceinte bastionnée. C'était une loi établie par les Capitaines que les Chrétiens seuls auraient le droit de s'y établir. Les payens n'y étaient admis qu'en passant Cette Mission devint bientôt nombreuse, et sa ferveur, qui £EÛsaît l'étonnement des Missionnaires eux-mêmes, est un des plus beaux omemens de ce premier âge de l'Eglise du Canada. H est triste de dire que, de ce berceau du christianisme et de ses monumens précieux, il ne reste pas aujourd'hui la moindre trace. Le conmierce et l'industrie ont tout envahi. Peut-on s'empêcher de regretter que sur ces rives consacrées par tant de vertus et d'héroïque dévouement, il ne s'élève pas un signe pour en perpétuer le souvenir I

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Les Colliers et les Branche» de Porcelaine étaient un agent universel en usage de tout tems chez les Sauvages dans presque toute l'Amérique. Us les employaient comme monnaie dans les transactions commerciales, comme ornement et parure dans les fêtes, comme annales pour l'histoire, comme gage et sanction dans les traités, comme satisfaction dans la réparation d'une injure ou d'un crime.

lies grains qui les composaient et qui portaient lûen improprement le nom de porcelaine, provenaient de certains coquillages marins connus sous dififôrens noms. On les a appelés vignolê, escargot de mer, eoncha venerea, et chejs les Italiens |>ofceZ/a. CjBst de ce nom, dit le P. Lafiteau ( t. 2, p. 200), qu'on a Mt porcelaine.

(1) Quelques Auteurs modernes ne connaissaient pas sans doute ces monumens primitifs, lorsqu'ils ont avancé que la Mission de Sillery avait été fondée pour les Hurons. Les Relations contemporaines nous prouvent qu'elle n'a été fondée que pourles Algonquins et les Montagnûs. Cette connaissance aurait fait voir le vice des mémoires présentés à la Chambre en 1828 en faveur des Sauvages Hurons qui réclamaient la seigneurie de Sillery.

APPJBXIXIGE.

Im SauTage» lea biia^ieiit.eB mocoeaii^ etmxl» frotta»! eut des pifineo» iJ» lem doDQaieni la fonoe de petite cylindies. appUJtis ou aUoof^ On en tronvaitde blancs et de yiolets ; ceuz^ étaient lea plus estimét. Lea Sanragea les perçaient par Taxe dn cjlindre,t et les enfilaient sir des lanièrea de cuir. Dana œt état; on lea appelait Branches de porcelaine, lé» (MierSi aooa la fomie d'noe ceintiwe de deux piedade bdg environ,. étaient composés dar plnaieiga. Branfihfts, dont. lea graipa étaient liéa entre eux comme dana untiaan,. et diapeaéêa aYec art, de telle aorte <pio le mélange dea conlenra proàoiaait dea dessina Yané& Lea coUiera ordinaicea ayaient 12 raoiga de 180 graina cfaacnn» Lea Sauyagea exi foaaient des oeiatorear des bracelets, dea pendana d'oreille^ et qfielqiie£oia dea pbqvea q^'Ua sBapeadaient aur la poitrine et anr le ddè (Sag^]^

Lea fgAûna ainsi tnnraiUéa recevaient génémlomeat le mm de^ Wcmpmfh Les QoqniJUagea ae tiraient aartooi-dea oôtea de k IConvelle J^agloterre^ «I de la Y iigimi

Laa Andaatoea étaient célébrée ponc ee genre da eooMiMiee^, Obamplala mm* tk»nft cette ^édalité dans aa carte.

On en recueillait anaai beaucoup sur lea eûtes de Leog-Ialiuidi. LeaiBnUaalalai babîtana de eea paragea, ae livnûeot à eefc^apéecil«itwo« Tan: ISeaboveii la.fHféaeft* tait à aea oompatriotea en 1650|, eosmreun mo<if pour enx do verâr eoloniser osa fiv«gea doni eUe Uak, dit-il, ianoAesM. QnToitea€fietqQe.juaqa'eKX.l$73,il j avait pen de monnaie en circulation, même parmi lea-aakmaHoUandaia. Six gcma de Wampum blanc, et tcoia noira valaieai2 aola. Ed. 1688, le maître d*école de Flutaburg recevait encore aon traitement dana^cette monnaie.

Jacques Qnartier, qoi précéda Ohamplain de plus d'un demi siècle sur les rives du Si Laurent, fût curieux de connaître comment les peuples de ces contrées, qui paraissaient si peu développés sous le rapport des arts, pouvaient se procurer cet ornement, à qui il donne le nom à^JBlturgny et quelquefois &&urgusf- " Ceat leur ** ricbesae, dit-il, et la chose qu'ils estiment être la plus précieuse» comme nons f«- « sons de Tor ( lUe V07. 0. L)

Il recueillit la tradition, et voici ce qn'il raconte de cette péobe mervâHlease : ** Quand un hmnme a desexvi la mort, ou qu'ils ont pris aucun ainemi à la gnem, " ils le tuent, puis rinaiBent anr le9 onissea et par lea jombea» bras et épaule» à ** grandes tailladée ; puia, éa-lieux ou est le dît JSsurgui, «valent le dit co^pi an: fopà " de Teau,. et le laissent 10 ou 12 heures, puia le retirent à mont, et trouvent dedans ** lea ditea taillades et incisions les dits ccnnibota, deaquels ila font dea pasteenoatres, <* et de ce usent comme nous fiûaona d*ov et. cKaigenl^ et la tiennent 1& plus psédianae •* chose du monda ** (Etie Voy. 0. VII.)

On est tenté de regarder cette histoire conune fabuleuse. Peut-être les Sanvagea auront-ila voulu abuaer de la crédulité d*un étranger» on cacher leur secret, en lû rsr

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àrresDiCB.

contant cette pèche étrange. CTest snr son autorité que beanoonp d'autres historiens ont adopté le même récit sans nouvelle recherche. Cependant quand Lescarbot pulAia son BUtoire âa la Nauvélle-F^aneef en 1609, ccitte pèche ne se faisait plus dans le Si Laurent, et les peuples de la contrée n^ayaîent plus ces coquillages. " Peut- " être, ajoute Lescarbot, ils en avaient perdu le métier ; car ils se serrent fort ** de Matadâaa ( grains de rassade ) qu*on leur porte de France. "

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Depuis que la sdeiiee )»ntique, «m» ses observations journalières iet suivies, a pn txdeuz étudier les variati<ms si irrégulières de la déclinaison de Taigmllc!, la réponse à la qifestkn Dhke à notre Auteur sur ce sujet, <iffre ph» de difficultés.

n parait cependant certain que cette déclinaison subit >une sorte d'oadOlaticn «gustonte qui 4a HBÔi s'avancer lentement «ven TEst d'un certain nombre de degrés dont le maadmmn a été à Paris de 22<> 28', pour redescendre ensuite et se diriger Tera IHDuest dans la même proportion. Mais eette macche n'est uniforme ni dans tous les liemc» ni dans tous les tems, ni même à toutes les heures du jour.

T«ici quelques dafteg donnés par FiAMerva^

AParis en 1580 la dédinaison était de 11» 80^ ^t (Réaumur).

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