SS
noinmées le9 Mohawks, les OnHdas, les Onondagoi, les Cayugas et les Skiécas. Les Iroquois sont aussi nommés Taâamas (J. Quartier), Mingos ( sobriquet domié parles Français), Matehinadoaek (Lahontan), Agannonsùmi (Le Beau), c'est-à-dire/atMur« dt OabaneSf et Aaquinushûme, Les Iroquois, dit Golden, se donnaient à eux mêmes le nom de Ongue-honioe c'est-à-dire, hommes supérieurs aux autres. Les Tuscaroras, peuple de la CaroUne, se sont réunis aux Iroquois yers 1712, après leur dé£ûte par les Anglais, et depuis cette époque, on compte six nations Iroqnoises.
IROQUAY, Hiroeet, iRroeay (Champlain), Onontchataranan ÇR^ûm 1645-46), Timehataronon (Sanson)^ Les Iroquaya se regardaient comme les anciens habitans de me de Montréal, d'où les Hurons les avaient chassés (Relation 1645.)
KSNEBEO (Riv.) Quinibequ/i/, Quin^qw, (C%amplain), Bivière des Etehemins^ (l)(Champlain), ^niheki (Lescarbot), Quinihequin {^Jeaai. de Laët), Qui mo heguyn (carte Hollandaise 1616).
LABRAIX)fi. n porte aussi, dit Sanson (1654), le nom d'Fstotilande, de terre de Cortereal et de Nouvelle Bretagne, Herréra met le Labrador au sud de VBstotilande,
LONa ISLAITD (Yanderdonk), Matowacks (J. de Laët), lie de V Ascension (C%amplaia), Be des Mackieans (carte Hollandaise de 1616), Metoac et Sewankachy (c'est-à-dire, terre des Coquillages). Hisi d'O'Callagan.
LONG SAUT. Grand rapide de l'Ottawa au-dessus de Montréal Champlain le nomme Quenâchouam,
MALLEBARRE (Cap), Champlain donne le nom de port Malle barre à la baie que forme cette pointe, et qui était très-dangereuse (aujourdliui Cap Malabare),
MAKHATTE (Ilk), (Wassenaers 1621). On trouve aussi Manhattes (Manuscrit du P. Jogues) et Manhattan (lettre de 1644).
MASS ACHUSETS. Peuple de la Nouvelle Angleterre, (Jean de Laët), Maasaeûtes (Sanson), MastaekusU, (lettre de Dermer 1619.)
MASSACRE (Cap dk) ou de la Victoire (Sagard), sur le Si Laurent» à mie Ueoe-et-demie plus haut que Sorel; en Huion, Onthrondeen (Sagard). Yoyes note Q) p. 17a.
MOHIKANS, Mayhms, (Wastenaers), Manhikans, JtfoAtMfu (J. de Laët.) Us habitaient les deux rives de raudson, et étaient les ennemis des Iroquois (J. de Laët), Mahingans ou Zot^ (Relation 1663-64).
(1) Champlain dans sa carte place ce peuple sur la rivière 8te, Croix.
APPENDICE
MICHIGAN (IiAo). On l'a nommé grand lae des Algonquins, lac det Puants» (Champlain — Dacrenz), Lae 8t, Joseph (P. Allouez loi donna ce nom en 1675), Grand Lae des Illinois (Relation lÔÔQ-YO), Second grand lae des Surons (Relation 1639-40}, lae Dauphin (Hennepin). D'après Hennepin, les Miamis le nommèrent Miehigonong, d'où on a fiiit Michigan. Lae des Illinois (carte de Marquette).
MANITOXTALAIN, (Relation 1678), Maentaton, SJtaentouton, MaentoUm, (Manuscrits Contemporains), Ile 8te. Marie, (ainsi noomiée parle Missionnaires quand Us 7 commencèrent une mission Algonquine en 1648), Ile des Ovtaouaks (Relation). Ile de Kaoutotan (carte de Champlain), Hé de la Nation des Cheveux Belevês (Ducreuz), Us des Andatatoavai (Bresaany). Champlain donne en 1618 aux Ottawas le nom de Nation des Cheveux BelevSs, à cause à» la&nne de leur cberelure.
MISSISSIPI (Riy), (Relation du P. Marquette). On trouve Messipi (Relation 1466-67.) Hivière Colhert, Mesehasipi (Qennepin).
MOJNTAGNAIS, Montaignets, Montagnars (Champlain). Us habitaient les rlyes du Saguenay.
MONTREAL, (lus). J. Quartier (1546) donne à la montagne le nom de Mon^ royal. Ce nom s'est étendu à l'île et à la ville. Champlain nomma (1611) place royale le lieu où est aujourd'hui la ville.
MONTMORENCY, (Saut de). Nom donné par Champlain en 1608.
MONTS DESERTS, (lue dss). Ainsi nommée par Champlain à cause de aon aridité.
MIRAMICm, (Base Dx). Charte de Henri lY. (1608.) Mesamiehi,Misamichis (Lescarbot). J. Quartier lui avait donné le nom à^ fleuve des Barques.
NADOXTESSIOtTX (Ducreuz), Nadouechioouee et Nadouessi (Relation 1659- 60), Nadouessoueronon (Sanson), Nadoisi (Relation I6'78-'79).
NIAGARA. Voyez note (}) p, 68. Champlain dans sa carte de 1612 trace avec assez d'exactitude la rivière de Niagara, avec ses fies ; mais il place la chute à l'entrée du Lac Ontario. Les cartes de Sanson de 166^ lui donnent sa véritable position.
NORTJMBEGA. Voyez Pentayoet
NOXTTELLE ANGLETERRE (J. de Laët), Nouvelle Albion, (Utasaacnt an P. Jogues). La Eivière Fresche (aujourd'hui Connecticut), lui serait de limite (P. Jogues).
NOUVELLE BBCA7E. Terres entre Xadoussac et Québec (J. de La^t).
APPENDICE
NOUVELE ECOSSE. Charte de Jacques L (1621).
NOUVELLE FRANCE. Nom donné au Canada par Verazani.
NEZ PERCÉS (Nation des), ou H'ation du Cattor (Relation 1685-86), Amicoûei^ (Relation 1672). Nation de Cheveux ou Poih Relevëi (Sagard). Nez Percés ou Ontaouats (Hennepin).
NATION NEUTRE (Sagard). Cette nation était entre les Horons et les Iroquds, et en paix avec ces deux peuples. On établit là la Mimon des Anges en 1640. On trouve pour le nom Sauvage de ce peuple Attiwoindarons (Sagard), Attiouendaronk^ Attikadarons (Relation 1641), Atirhangenrets (Relation 16*78). Cette nation s'étendait sur toute la rive nord du lac Erié, depuis le lac Huron jusqu'au lac Ontario.
ONTARIO (liAo). Lac des Bnthoukonorons ou JEnt<mhonoron(me (Champlaîn)^ C!hamplain lui donna le nom de Zac 8t. Louis. D'après Hennepin les Iroquois l'appelaient KanadariOf c'est-à-dire, beau lac, et les Français Lac Frontenac, Vanderdonk l'appelle Lao des Iroquois ; Colden, Lae Oatarackoui ; Le pilote Américain, Kctdarakai. Ducreux écrit Oueniaronius,
ORANGE (FoBT d'), (Wassenaers, le P. Jogues), Renselaerswich (Manuscrit du P. Jogues), aujoord'bai Albang.
ORLEANS (Ile p'), (J. Quartier). H lui avait donné en 1585 le nom d'Isle de Bacehus à cause de la quantité de- vignes qu'il y trouva. A son retour en 1587, il lui dcmna le nom d'Isle d'Orléans, Thevet (Manuscrit de 1586), dit que Ica Sauvages l'appelaient Mtnigo, — Us 8ie. Marie^ ainsi nommée par les Missionnaires ea 1650, quand il s^ retirèrent avec les Hurons fugitifs.
OTTAWA (Riv). On trouve aussi dans les anciennes Relations et de vieux Manuscrits, Otttaoùos, Outcuntais, Outaouaks, AndatahouatSy Andatawawakf et Outaouak (Journal Jésuite). Sagard et Champlain la nomment Grande Mvière des Algonquins,
PBNTA<K)ET, FenUgûei, PentegoU (Champlain), Pemptegoet (Lescarbot). Les Sauvages l'appelaient autrefois AggunciOf mais aiy oardlkut Pentegouet, et les Anglaia Penohseot (J. de Laët). On trouve aussi Norembetgue (Routier de Jean Alphonseï 1542), Noremibergm (charte de Henri lY. 1698X Norumbega, Nwrmkeqw (Lescarbot).
PETITE NATION ou OuaoMwAifeaïftnê (Relation 1689-40), sur l'Ottawa.
PETUN (Natkhi dxi), Naiion des Petunsua> (Sagard), TUmniontaieronncns (Relation 1688-89), Khionontaehronnona, Eionnonteronons (Relation 1640), Tûmnontatês ; lïonnontante (Relation 16*72). Les Miss io n n aires établissent chas eux U Mission des Apôtres (1640). Cette nation était voisine des Hurons.
APPENDICE
FORT-ROYAL. " Il ftit nommé ainsi, dit Lescarbot, non par le dioiz de Champiain, " c<»nme il se yante, en la relation de ses voyages, mais par De Monts, lieutenant " du Roy."
PUANTS (Lac des). Yojez Miehigan.
Puants (Bais dis). Elle est reconnue par le P. Allouez en 1669. Il la nomme Baie St. Français Xavier. On la nommait aussi Grande Baie, Les Anglais Tout nommée Oreen Bay, sans doute, dit O'Oallaghan, par suite de la mauvaise pronomdation de wxi nom Françab Grande Baie, et depuis on Ta traduit par Baie Verte, Hennepin la nonmie Zae,
PuAMiB (Nations des) ou Aouetateionanrrhonon (Relation 1636-86)
QUEBEC, (Champlain). On trooye Eebek (Bressany), et trôs-souyent dans les Relations et ailleurs, Kehec. Lescarbot dit que c'est un nom Sauvage. Quartier ne donne à ce lien que le nom de Stataeone et Stadacona, village des Sauvages. Jean Alphonse Tappelle toujours Canada ; et Jean de Laët Stadaea et Stadaeone. Sagard dans son vocabulaire de langue Huronne dit qu'en cette langue le nom de Québec était Aton-ta-réguèe, hea Hurons modernes disent 2Ha-t<m-tarnti, c'est-à-dire, ** lieu où la Rivière se rétrécit" Les Algonquins rappellent OiMbee, et les Micmas Keb^ gué, c'est-à-dire *< là où la rivière est fermée." Charlevoiz prétend que les Algonquins disaient autrefois Québeio et led Abénaquis, Quéiibec, c'est-à-dire, ** ce qui est iermé." Sa latitude trouvée par le P. Le Jeune en 1626 est 46^ W, et sa longitude 6 heures i distance de Paris (Sagard). Aujourd'hui <» lui donne 46^ 49^ de latitude. Champlain dit que le nom de Québec était donné par les Sauvages à l'endroit le plus reserré de la rivière.
RICHELIEU (Riv). Cette rivière portait autrefois le nom de JRivi^ des Iroqwds (Champlain, Lescarbot), Bivière des Ignieronons (Sagard). Wytfliet {Sistoire des Indes Occidentales, 1607), lui donne le nom de Monmorraney,
Richelieu (Rapides). J. Quartier en 1686 donne à ce lieu le nom ^JÊcheloH et trouve près de là le village Sauvage de Hoehelai.
Richelieu (Fobt). Il y en a eu deux, l'un bâti et nommé par Champlain dans l'Ile Ste. Croix à 16 lieues de Québec en 1684, et l'autre bâti à l'entrée de la Rivière Richelieu en 1642.
SABLE (Ilx de). Le baron de Leiy lui donna ce nom en 1618 quand il eànya d'y fifiire un établissemait.
SAGUENAY (J. Quartier), nom Sauvage (Leicarbot). Nom des habitans du Ueu (J. de Laët). SaguetU (Relation 1667-68).
APPENDICE
SILLERY (HumON db). A une lieue de Québec en remontant le fleuve. Oe lien fut ainsi nommé en mémoire du Commandeur de Sillery, fondateur de cette mis- BÎon. n a aussi été appelé VJnêe dt St. Joêeph, Aîiênon de BU Joseph ou de St MieheL L'Eglise de la misaîoo était dédiée à St Michel. Son nom Sauvage était £ktmi$k<mtHnianffaehit (Relations de 1651-52).
SOISSONS (Lac), (aujourcl'hui Lac det Deux'M<mtagne9, près de Montréal)- Champlain lui donne ce nom en l'honneur du Comte de Soissons.
SOKOUEKIOIS, (Manuscrit du P. Druilletes). On trouve dans les plus anciens Manuscrits : SocquoqiUaUf Soquoeiois, SokoquioU^ Soecoquiùu, Socoqvioueiêt Sakoueî^Mt. Ib habitent la Rivière Douée <> ) Sanson), ou Rivière Fraisehe (Wassenaers 1688).
SOURIQUOIS. Peuple an milieu duquel était Port-royal (Lescarbot), principal peuple de l'Acadie (Jean de Laët). On les a nommés plus tard Miemoê et Jftibfta^uM, aujourdluii Miemaea,
SUPERIEUR (Lao). (Sanson, Ducreuz), Grand Lac (Champlain), Lae des Madùueedoux (carte de 1648), Lac de Tracy (P. Alloues 1665), Lae de CondèÇlmnepin).
Stb. claire (Lao). Ce nom lut donné par le P. Hennepin au mois d'août 1679. On trouve aussi ces autres noms : Lae des eaux de mer (Ducreuz, Saoson), Otsi-Keta (Hennepin), ^nateiif (carte de Delisle 1*708 ), OialinantoHketo (carte de M. de Fer 1118).
St. CHARLES (Riv.), près de Québec. J. Quartier (1685) y arriva le jour de l'Exaltation de la Ste Croix et lui donna le nom de Ste. Croix. Sagard dit qu'en Montagnais on l'appelait Cahirecoubat, " à raison qu'elle tourne et fait plusieurs pointes." Wytfliet la nomme sur sa carte ffadin FI. Le nom de Rivière St» Charlfis lui vient des Récollets, qui en 1621, voulurent éterniser sur ses rives le nom d'un de leivB grands bien&iteurs, M. Charles des Bonis, Qrand-Vicaire de Pontoise. Ils dédièrent leur chapelle à son patron St. Charles.
Six. CROIX <Riv.), (J. de Laêt), à 20 lieues de la Rivière St Jean, dans l'Acadi& *' Son nom, dit Lescarbot» vient de 2 ruisseaux qui viennent comme une croix " se jeter dans le bras -de mer qui ferme son emboochure ". On trouve aussi Rivière des RtehetiUns on des Esteehemins (Champlain).
SsB. Cboix (Ils). Cette Be, située à l'entrée de la Rivière Sta Croix, fut ainsi nommée par le neur De Monts quand U essaya d'y &ire une habitation en 1604 (CSiamplaIn).
Sol C»oix<FoDnK), à 15 Uenes de Qoébec (Champlain).
{>> Anjoord'hni Rivière du OonneetieuL
APPENDICE
St. JEAN (Kiy.)i (J* de Laët). Les Sauvages l'appelaient Onygtmdy (J. de Laët), Oig<mdi (Lescarbot). Les Français lu domèrent ee nom paroequ'ils y entrèrent le jour de cette fête (Lescarbot).
St. Jban (Ile). Lescarbot l'appelle aussi l'île Saeeailloê, e^est-à-dîre des Morues.
St. JOSEPH (Ile), (i) Nçm donné par les Missionnaires en 1649w Son nom San vage était Gahoendoe (Ducreuz) et Ahoendoë (journal Jésuite)^
St. ELOT (Ile), a 25 lieues de Québec (Champlain). n
St. FRANÇOIS BEGIS (Lao). Il reçoit ce nom du P. Le Mercier, le 17 juin 1656 (Relation 1656-57). '
Stb. EELÈS^E (IlsX deyant Montréal. EUe reçoit son nom de CSiamplaîn en
Sts. marie (Riv). Cbamplain domie ee nom à ose rivière à 24 lieues plus haut queQuébee.
Ste. Makie (Saut). Entre le lac Supérieur et le lac Hurea Oe nom ne paraît pas remonter au delà de 1669, époque de lafondation de cette missioD, qu'on nomma mUtion Ste, Marie du Sattt,
St. LAURENT (Golte.) H reçoit son nom de Jacques Quartier en 1536. Henréra (1622) lui donne le nom de Saeallaoêf et ajoute qu'il a porté aussi le nom de G^/e des Troie Jf^ère».
St. Laubent (Fleuve). H a porté d'abord le nom de Fleuve Canada, Fleuve Ochelaga (Quartier), Grande Rivière du Canada (Lescarbot). .
St. LOUIS (Saut), (Champlain). H est le premier qui lui donne ce nom.
St. Louis (Cap). J. Quartier dans son premier voyage y arrive le jour de cette fête et loi donne son nom.
St. PIERRE (Lac), (Champlain). Tbévet le nomme JLck âiJingauUtme, Hacluyt a adopté le même nom.
St. sacrement (Lao). Le F. Jogues lui donne ce nom en 1646. Lee Sauvages le nommaient Andiataraque (Sanson), Andiatarocte (P. Jogues), et Bbrieon Canideri-oitf c'est-à-dire, la queue du lac. Les Anglais l'ont nommé Lac George, et ce nom a prévalu.
SUD (Riv du), (Jean de Laet, Sanson, CHiamplain), aujourd'hui 8u9fuehana,
bj- \- ! ï-
TADOUSSAO. (Champlain). Ce nom est Sauvage (Lescarbot). Les Sauvages le nomment aussi Sadilege (Rdation 1646).
(1) Sur la terre ferme, au milieu du pays des Hnrons, il y avait d^ ev deux missions appelées Miseion St, Joteph; l'une fondée par le P. de Brebeuf en 1634 dans le village d'Ihonatiria, l'autre fondée en 1638 dans le village de Teanaustayae lorsque celui de Ihonatiria fut presque entièrement ruiné par la contagioa
APPENDICE
TERRE-NEUVE (Ile de). Nom doimé par J. Cabot, le 24 juillet 1497. Il l'a nommée aussi BdcaUaos à cause des morueà.
TROIS-RIVIEBES (Flectz dbs). Ainâ nommé par Champlain à cause de ses trois embouchures. J. Quartier la nommé Jiivièrû de Fouez, Lescarbot pense qu'il a Toulu dire Rivière de Faix, On trouve pour son nom Sauvage, Metabertin, MetaherouUn {Relation 1657-^8). Aujourdliui Rimhre SU Mauriee,
VIRGINIE. Nom donné en llionneur d'Elizabeth d'Angleterre par FhiL Amada et Arth. Barthoa dans l'expédition de 1^84.
APPENDICE
xn.
Explfcatlon des CraTures*
Page 1. — FEOimBFiCE. Tableau symbolique et historique de la contrée. Le signe sacré de la Religion brille dans les cîeuz et répand au loin sa bienfaisante lumière. Les Bécollets et les Jésuites sont à Fœuyre pour régénérer ces peuples idolâtres. On reconnu le SauTage, son costume, ses armes, sa vie guerrière, son goût pour la chasse. On retrouTe les eaux abondantes de ces vastes régions, leurs cascades et le Castor qui en a &it pendant los^ems la principale richesse.
Page 50. — Cabtb du P. Duoeeuz. La carte dont nous donnons id un fac êimiU fat gravée pour l'ouvrage du P. Ducreuz. Eistcria Canadenm. Elle porte le millésime de 1664. Cest avec raison qu'elle doit occuper une place honorable par* mi les travaux géographiques de cette époque reculée. Elle modifie dans des points essentiels la carte de Champlain, surtout par rapport aux contrées de l'Ouest : mais son plus grand mérite à nos yeux, et ce qui en isXi une vraie spécialité, c'est d'être la seule des cartes connues, qui d(xme quelques détails sur le pays des Hurons, avant leur destruction. H est représenté dans un des angles de la carte sur une jdus grande échelle, avec les noms des principaux villages. Malheureusement l'ortographe de presque tous ces noms propres a été horriblement défigurée. Le tracé topographique est tout-à-iait remarquable par son exactitude. Charlevoix ne nous parait pas excusable de n'avoir pas connu ou sa apprécier ce travail difficile à une époque, où la sdence dans ces lieux Sauvages avait si peu de ressource, et de lui avoir préféré les cartes imparfaites de Bélin. H &ut que Bélin lui-même n'ait jamais vu la carte de Ducreux pour oser dire dans son mémoire sur les cartes de l'ouvrage du P. Charlevoix, dont il s'était chargé, " que la côte Nord du Lac Huron ne lui paraissait pas bien connue^ **
Page 51. — Jacquies Quastiee. D'après une excellente aquarelle de Duncan, dans le magnifique Album Canadien de S. H. le Lieui-Col. J. Yiger. C'est la copie du Portrait peint pour la Chambre d'Assemblée, sur l'original conservé à Si Malo en France, Jieu de la naissance de ce marin célèbre.
Page 54. — Hauteus oompab^e des punoupaux Laos su Canada. Yoyea la note p. 54.
Page 59. — Caktx nu Lao St. Piebbx, d» Tbois-Riviebxsbt i>x Momt&xal. Noos y ferons remarquer 1^ le Fort Eiekelieu, à l'entrée de la Rivi&res des Iroquois; 2^ Yile Platte, quelques lieues plus haut, devant laquelle on trouva le P. de Kouë gdé en 1646 ; 8^ le Saut au JUeoUet sur la Rivière des Ihwies. B doit son nom au RécoUet Nicolas Yiel, tué en 1625, par trms Harans payons qui jetèrent aunùte son corps dans le rapide, pour cacher leur forfiàit.
Page 61.~Chutx de Nugaea. Yue prise sur la oôte Est
GooqIc
APPENDICE
Page 64 — Oastob. Le Castor d'Amérique ne paraît différer de celui d'Europe, que par l'habitude de vivre en société, et de £ûre pour se loger des habitations bien dignes d'ezdter Fadmiration des curieux. Os arrêtent le cours des rui^eauz par des digues puissantes, et ils construisent au milieu de ces petits lacs improvisés, des cabanes de terres et de joncs qui s'élèvent en forme de buttes au dessus des eauz. L'entrée est sous Teau, mais leur logement est à sec. Pendant longtems, le Castor a été l'animal de ces contrées qui a le plus exdté la cupidité des commerçants européensi à cause de la beauté de son poiL Cette guerre d'extermination les a fait disparaître, on peut dire, entièrement, là où la civilisation s'est établie. Aujourd'hui, si on 7 rencontre encore quelques Castors isolés, ils se logent dans des tannières comme font ceux que Ton trouve de nos jours en Europe,
Page 66. — L'Orignal. Voy. p. 67.
Page 66. — Soene d'hivbb. Un chasseur en raquette traverse une rivière conduisant sa traîne chargée de son bagage. D'après Y Album Canadien déjà cité.
Page 79.— GsASfD oonseil de Sauvages. L'orateur montre un des oolliers de Wampum auquel est attadiée une partie de son discours. Ces assemblées étaient remarquables par le silence des membres et leur patience à écouter. Us se mettaient fort peu en peine des bienséances et de la tenue. Le P. LeJeune raconte qu'il vit un jour l'orateur d'une de ces assemblées, parler avec une très-grande chaleur en restant couché sur le dos, avec les mains passées sous la tête.
Page 92.— Tombeaux Hurons. Voyex p. 101.
Page 206. — ^Prédication de l'Evangile.
Page 111.— Un Rapide.
Page 116.— Portage. Cette tête de chapitre rappelle un épisode de la vie du P. Jogues. Lorsqu'il monta la première fois chez les Hurons, on l'avait obligé de prendre soin d'un jeune enfant de 10 à 11 ans qui tomba malade dès les premiers jours du voyage. Il était nécessaire de le porter toutes les fois qu'il y avait à mettre pied à terre. Les Sauvages se &tiguèrent bientôt de ce soin, et l'abandonnèrent au Missionnaire seul, au grand danger de tous les deux ; car le P. Jogues n'avait pas le pied sûr dans ces chemins difficiles. Il ne parvint à gagner un des Sauvages pour obtenir ce service, qu'à condition qu'il se chargerait de son £Eurdeàn beaucoup plus lourd cependant que l'enfant. C'était une provision de haches et d9 chaudières.
Page 117.— Enievexent de la Chevxlubs.
Page 148.— Cabane d'Eoorgb.
Page 148.— Berceau Sauvage.
167.— SoianE de Jonglerie. Le sorcier aidé d'amis officieux, épuise toutes les ressouroes de son art, sur un infortuné malade. H a à la main U tortue symbolique,
APPSSSICSU
et les plantée médicmaleB. H pousse des cns et il s^agite dans toos les seos pour chasser la BMkdie.
Page 157. — ^Yotaoexit RAQcmrrB.
Page 1T4.— Lb Poro-upio.
PiBge 174. — ^MoBT DU P. Dv Nous.
Page 176. — ^La Gloikii du Cixl, Les Anges présefiteot des ooiiroimes et des palmes aux martyrs de la foi et de la charité^
Page 186. — PcamAii' str P. Joouis. Diaprés mie grwnne de 1664.
Page 187. — ^Tobtubb dit P. Jocrcras. Yoy. p. 199.
Page 187.— ïiB P. Joouss ssr Kwr&Anm dma un son. yoj. p. 2S1,
Page 287.— Becolte de la folle ajoute. {Mz du Canada, lUzania aquatieà). Cette graminée est indigène de TOnest du Canada, an deU du Lac Erïé. (Test me des ricbesses de ces contrées, et elle est siijom'dlmi trôs-cépandne dans l'Angleterre. Elle croit sur les bords des rcDBseamr et des étangs, et dans les fonds Eutgemc des lacs et des riviôies, Iot8q[a0 leur» eame sont buses et stagnantes* Son abondance est extraordinaire. Les anôpaioz en soo^ trôs-friands» et chaque année elle sert à en engraisser àw milliers. We ofiremie noonîtcffe saine àllMimme,et les Sauvages ont su en profiter. Us entrent à force de rames dans cette moisson aquatique, un peu ayant que les gruns soient mûrs, et comme les tige» coi de 4 à 8 pieds audessus de Teau, ils les lient en grosses gerbes pour empêcher les oies, les canards, les outardes de les égrainer en les agitant. Da reyieunest plus tard lorsqu'ils sont en maturité. Us inclinent les gerbes dans leur canot, et ils font leur récolte en les frappant avec de petits batcms. Les Sauvages donnaient à ce grain le nom de menomen. Les peuples qui habitaient la contrée où il abonde le plus, portaient le nom de Mmomeniêt c^est-à-dire mangeurs de ria. Les Français les nommaient La JPolU AvoiM*
Page 2S8.— Le P. Jogues au poteau p. 202.
Page 289.— Areitbb nu P. Joguxs bn Bretaohb. Voyez note (^) p. 244.
Page 289— Le P. Joauss v^toêespiA pa& les eevajrs.
Page 245.— MoBT r^ P. Jogues.
Page 260.— &7BTB jMT P. »e BàBBSUK C^e8t Is c^ie d'un aaagmfique rebqnaiie eayoyé par la fiumlle de ce Serrîtear de Dieu an Collège des Jéeaites à Québee^ et conseryé à l'Hôtel'Dieu de la même Tille. Le buste est en argent et de g ra ndeni naturelle. Dans le pied d'estal en ébàoe lichemei;^ omé^ se trouve la tête dngânéreuz martyr.
Page 256.— Supplice du P. de Beebeuf r ou P. Laubmaev.
Page 262— MoBT mr P. Oabeie&.
Page 278.*-*MoB9 so P. Ohabambl.
APPENDICE
Page 281 — Carte de l'ancien fats des Hueons. Cette contrée située à TOuest du Lac Huron, a donné occasion surtout dans les tems modernes à plus d'une erreur historique et géographique. Mais la cartç du P. Ducreuz que nous avons reproduite et la description de cette contrée dans les Relations imprimées, auraient pu Êicilement les prévenir. Nous devons à la complaisance et à l'active intelligence du Rév. G. Hallen, de Pénétanguishene, le tracé géométrique de deux aneiens forts dont le souvenir, jusqu'à ces dernières années, n'avait été conservé que dans l'histoire* et dont les plans n'avaient jamais été levé. Nous lui sommes aussi redevables du dessin des objets curieux dont nous avons enrichi cette carte.
(a) Le fort Ste. Marie sur la Rivière TTyc était une résidence fondée par les Missionnaires vers 1640 pour servir de centre à leurs opérations, et de lieu de repos et de solitude après leurs courses apostoliques. Outre la chapelle et la cabane des Missionnaires, on y voyait une autre grande cabane destinée à servir d'hôtellerie ou d'hôpital pour les Sauvages. Us avaient permission d'y séjourner 8 jours, soit pour se faire traiter dans leur maladie, soit pour se Êdre instruire dans la foL En 1647 les RelatioM rapportent qu'on vit dans le cours de l'année, plus de 8000 Sauvages venir profiter de cette généreuse hospitalité.
(h) Le fort Ste, Marie dans l'île St Joseph (aujourd'hui Charity ou Christian Mand) est construit, comme nous l'apprend l'histoire, sur la côte Sud-Est, à une petite distance du rivage. Ses ruines se dessinent encore très-bien sur ce sol aujourd'hui solitaire. Elles fiirent mesurées le 21 Juin 1S45. En 1848 en fouillant au milieu d'elles, on recueillit des objets curieux qui sont une preuve matérielle des traditions historiques. Le plus remarquable d'entre eux et celui qui fixa le plus, avec une juste raison, l'attention publique, fut un moule à faire des hosties. H se trouvait dans un remarquable état de conservation. Acheté aussitôt par un amateur, il a été transporté dans un musée d'Angleterre.
(c) L'étoile placée dans ce lieu indique un de ces vastes tombeaux Hurons découverts il y a peu d'années et dont nous avons donné la description, note 2, p. 101.
((/, e) indique approximativement la position des deux célèbres Yillages St. Louis et St. Ignace, où périrent les P. Gabriel Lalemant et de Brebeu£
(/. ^.) 2 pipes Sauvages trouvées à une petite distance de St Ignace.
{h, t.) Grains de colliers, travaillés avec soin, et ornés de couleurs.
(1c.m,n,o p.) Grains de coUiers de diverses formes et de diverses dimensions.
APPENDl/ /.
TABLE DES HATIEEES.
PAGX.
Ayant-FropoB du Tradacteur 6
Biographie du P. FrançoÎB J. Bressaoy 18
Epître dédicatoire ; 47
Protestation de rAuteur 47
Approbation du T. B. P. Gk)swin Nickel 48
Introduction 49
IsB Paeth. Oh. L Situation et Déoonyerte de la Nouvelle-IVance 61
IL Description du pays des Hurons 61
m Sol, nourriture, vêtement, et caractère des Saurages de la
Nouvelle-France , 66