TOME IL
Page' 5 y lig. 9. — L'auteur dit que le septième corps > commandé par Reynier, se trouvait à Eilenbourg le 9 octobre. C'est le sixième , commande par M. le mare-* chai duc de Raguse, et qui depuis quinze jours manœuvrait autour de Leipsrck dans un rayon de dix à douze lieues.
Page 1 5 , ligns 7. r^ Ces vieux régimens arrivés d'Espagne ont pu souffrir le. i4 j mais ils ont beaucoup moinsjt souffert que ne ie prétend Tliistorien de cette cslmpagne. Il aurait dû ne pas oublier d'ailleurs la Journée du 10 , ©u, dans les plaines de Lutzen , ces mêmes régimens, commandés par M, le viconte de Montelégier, aujourd'hui aide-de-çamp de Monseigneur le duc de Berry, enfoncèrent et taillèrent en pièces les meilleurs escadrons de la cavalerie ennemie , dont le nombre était infiniment supérieur à celui des Français. Les dragons dç Làtbur et plusieurs autres ont certainement remarquée ce jour-là l'existence de cette cavalerie venue d'Espagne.
Page 17 , ligne 8. — Le corps du maréchal Marmont n'avait pas quiti'élès fauxbourgs elles environs deLeip-r liïç\ , depuis le 9 au soir qu'il était revenu d'Eilenbourg-
53o CAMPAONB
Il avait été place à la gauche de l'armée pour obscrveir I^ grande iroule de Halle. L^historieo se troi^ipe également «ur la.posjtion du maréchal Augereau , qui formait l'extrême droite ; mais ou fiyrait trop A faire si on voirait rectifier toutes les erreurs de M. d'Odelteben.
Page 1^, Hgne 4. ««i C'est cfifbctîvement par^-là qu'arrivaient les armées deBerixadotte et de Bluclier ; et Bpna-i parte ^ trompé par ses espiojnis^ l'ignorait complètement. Il fit pousser une reconnaissance sui^ ce point datia la soirée du i5 octobçe. Nous a.vons entendu raconter par- M. Viennat, le même qni paraît ^u^oan^dlxiii consacrer tout son temps à 1» littérature^ que, ae trouvant alor a aux avant-postes ^ il fut chargé de celte recoiuiaissancc. Il eut à combattre cantine de l'uvfanterie prussienne , et il en fit son rapport. Napoléon , qui ne voulait pas; abso-f Inment qu'il y eût des masses d'infkntevic de ce côt<* ,^ envoya deux démentis formels au capitaine Vienne t , le premier à minuit^ par un oflicier d'oj-donnaiice , le second à huit heures du xinatiu le *^, par un. géncval^ aîde-de-camp, qui, s'élant aasuré lui-même ^ par sca propres yeux , de la présence de ces masses ^ courut en, toute hâte confirmer le rapport et le résultat de la reconnaissance de la veille. Il n'était; pins temps. Ces. masses ^ fortes de 6o milles hommes , précédées de plu& de cent pièces d'artillerie ^ accablèrent en moins de cinq heures le maréchal duc do Bagusc , qui ei^ avait à, peine iG milles à leur opposer. C'çst-là q\ie périt l'élite d<*s artilleurs de mçirine.
Pa^e 20, liîrne i5. — : La prise de cette redoute a offert une particularité remarquable. Un régiment d'in.- ^un^vrie légèçc ^tait en posiUoi;i dçv^nt elle \ Bonapay ^
arrive sous le fea terrible qu'elle faisait. Quel est ce rë-'gimeni? dit-il à Tofficier qUi le commandait. — Le a2\ léger > répond celui-ci . — Cela n'est pas possible, répliquci Kapol^on ; il tie resieraît pas les bras croisés à se laisseif mitrailler. *-- A ces mots, le régiment s'ébranle , et la redoute est enlevée. Six mille Antricihîens la défendaienté
Page 27 ) ligne 20. — C'eStle général Bertt'and qui a attaqué lui-même , sur ce point j pour dégager, la routé de Weissenfels ; opération qu'il a terminée dans la journée du i6> et l'ennemi n'a plus osé y reparaître pendant les trois joutnées suivantes.
Page 28 , ligne 18. — 'Le beau nlérite ! ils étaient pluâ de 4oo mille hommes contre 112 milles Fran(^ais. Le toi de Sajte , qui , du bftut d'une tour j observait les mou^ Vemens des deujc armées j ne pouvait concevoir qu'une poignée de braves > serrés contre les murailles de Leîpsick , et formant le centre d'un deihi -cercle, pût résister si lortg-tômps aux quatre lignes d'artillerie , d'infanteti» et de cavalerie qui en formaient la circonférence.
page 3i ^ Ugn€ 22. -^ Quoiqu'en aient dit les buUe^ tins officiels > les Saxons ont tous passé à l'ennemi dané la journée du 18. Le général Reynier > croyant que 00 corps exécutait y sans ordre , un mouvement en avant ^ s'élança à la tête de la colonne, en criant : Où allez- vous? que faîtes- vous ? Le plus morne silence régnait dans lea rangs. Les officiers et les soldats baissaient la tête. Le général saxon conservait seul toute l'audace d'une perfidie ouverte. Enfin , quelques jeunes officiers sup* plièrent le général Reynier de se retirer^ en lui disant : « N'ajoutez pas à notre infamie celle de vous emmener à » l'ennemi. » Reynier se retira > et quelques minutes
33a CAMPAGNE
après le corps des Saxons fit volte face y et signala 5a ^efection par un feu terrible d'artillerie. Le 20 octobre, ceux de leurs officiers qui étaient membres de la légion d'honneur^ en cacliaient la décoration sous leurs vêtemcns pour la dérober aux regards des chefs ^ qui leur avaient défendu de la porter , et la montraient avec orgueil, sur leur poilrine, aux prisonniers français qu'ils rencontraient dans les rues de Leipsick.
Page 4i , ligne dernière, — La rupture du pont fut déterminée par quelques coups de fusils tirés du haut des remparts de Leipsick par le bataillon saxon que Napoléon avait laissé sur la place ^ en lui disant de défendre le roi des premières fureurs de l'ennemi. Il l'avait quitté en lui serrant la main , et lui disant : a Adieu , nous nous reverrons .» Le sergent de génie voyant cette fusillade, crut la ville prise j et fit sauter le pont. Il y eut tout au plus i4,ooo hommes de pris par cet accident , parmi lesquels il faut compter le corps entier du prince Poniatowski. La perte eût élé égale, quand même le pc-nt eût été conservé. Il n'était plus possible rie défendre les ^,ar~ dins; l'ennemi pénétrait de toutes paris. Un officier avait répandu l'alarme sur le boulevard de Leip%ick , encombré de chariots, de canons, de voitures , et de régimens qui défilaient à traVers les intervalles. Cet officier donnait en criant l'ordre de couper les jarrets des chevaux de trait. Il était inconcevable que deux ou trois divisions françaises eussent défendu si long-temps les faubourgs contre tant d'ennemis et tant de canons. Les généraux Heynicr et Lauriston furent pris au bord du fleuve. Mac-* donald l'avait passé sur son cheval ; mais comme l'Elsler est étroitement encaissé dans cette partie, on prétendait que le maréchal n'avait pu gravir h. rive opposée qu'en