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j CHAPITRE
I^s^itpUdh de la Cathédrale. ei^fiFaïUit «^^i^p^o^f; [-^
L'i ciii s E > métropèUtaiiici d& Nbla^Dttne de {Rciti» est':|'uhe de» plus aiiôieimesii^^wpbKUlmixèB:^ France. Clovis y reçut le batptéine eh^^S^ EQie-fuf: reconstruite en 822. Un incendie la consmna en-^ tièrement en isâiou AlbencIdeiBanibe^i aEchJEwéqaerdt'RekahylA^iit:BeeQnslk^^ XTnorouf
Tôl incendie 'dévora 'plusieurs;: def^ses pdrties >ai i'48i^rjnais ces 'dommages fureol: têpàrés-eûLii^êik
L'église actuelle à quatire ;Cent trehte^^Iuiit piedd dej longueur et quatre-rvingt^-treiae' ^e lai:gebr.;.lfa ^«k&fle voûte aieentt seize pieds deôbauiedr som^ def ç i» toiigiiettr ^de la croisée ^ * d'une extcémit^. k
2 RELATION GOMPLÀTfi
l'autre,! GBt de ceifr<riiit[ttantepiedÀ; la largeur de la façade est de cent quarante pieds , et les tours ont deux cent cipquante-trqis pieds de hauteur.
La disposkk)!!^'^ ce-vieil -édifiée pour la cérémo* nie du sacre offrait une grande difficulté. 11 allait , msA^Véc\Al ella^^rchessedes ametnens, lui eonseiNrer toutefois 'Son' aspect gothique et ses antiques souvenirs. Il fallait éviter surtout de lui donner la moindre ressemblance avec une salle de spectacle. Je n'oserais dire que cette difficulté ait été entièrement TâinéJcf ';f Itsf itBtres ti les trihuots imprimaient peut-être à l'intérieur de Téglise quelque chds^ de ti^ môderâèet de= trop théAtral; niais on voyait que la difficulté avait été sentie. On apercevait les heureux efforts de Fart pour la surmoB«ter; et , quand on compare la décoration de cetSk eotbMnàlejraCfrJeSidlfl^Q^iptibnà^f ce Ueda sacr* de ilDBtti&VE,«i'rM6imattoomb«en léS;^ le goût
piibiSéioiit ;&it| d0piiîii:tette'éfKiqjtiQ9 d'immenses progrè»?^'^' y -! oiiMi**' '» i' •: " •;
- f/En^avs^ duif^léiljde -là basilique; sfélèvAiûn ponfae^ une^£^lç«rie defCinsonatâilcd y quéyllaxt^ s^efl^ efforeëi'de;coordohneretid'l]iariDDnÎ9èr avec iereiCe dè;i^dîfice:taQ|fixtefot8 ëfe(portaîi&^ malgré sôq style gothique, contraste d'une manières àases^ bfaoitpdiafiec Jes)tbars;rlÊs:;ogiveâ'et les figure! à dëipi:bri6éesj|; qui' rflfontt. au-dessus ;de loi et .qui portent lai inévitable cppreidite dos 'Siècles^ rXiQw éoinpaiK»on tmântre *aux . yeux i9$, moînâ &i^POés
DU àACRK D£ CHAU«ES X. 3
combien l'imitation la plus habile est encore Unn de la nature.
En entrant dans la cathédrale , ce qui frappe d'abord les regards , c'est le magnifique jubé qui s'élève à cinquante pieds environ du portail et sur lequel est placé le trône du Rpi. La corniche , d ordre corinthien , est soutenue par huit pilastrM et douze colonnes. On monte à ce jubé par deuK escaliers de trente marches placés à droite et à gauche. Le trône ^ du côté du porche , est appuyé sur deux cariatides colossales; la branche et la couroyine de lauriers que tient Tune d'elles , la branche d'o* livier et la couronne de chêne que présente l'autre , indiquent la. récompense du mérite civil et du mérite militaire. Quatre colonnes .entièrement isolées sur chaque Êice sont surmontées de quatoe renommées) portant les insignes de la royauté^ le sceptre ^ la main de justice , la couronne et Vé^ pée. Sur les tympans des deux £su:es , aundessus de Tare principal ; deux renommées attachent d^ ipûrlandes de lauriers dessous la .frise ^ui . porte ^inscription : Domine , sçhuaifac regem. «Une deor telle formée d'écussons , de branches de lauriers 4t d oliviers termine la corniche supérieure^ et sur. la plate-forme du haut les statues de la religion et de la France surmontent le çhi£&e de Charies X ^ qui se dessine autour d'une couronne royale supportée par un ange. Aux quatre coins de la corniche MKit aussi des anges dorés.
4 RBtiAltdN QOUPlàrt
• Ge mùMtrAètit t^ ' dop^pôsé en tâàf]4yre blaioe kvec les figures et les ornemens en or. Les (adonnes soiit ezilispis lazûli; lés ornemeM en stytie 'arsbesque ijui les recôuvr€*t*epi^ëntentîesàrriies'de France, le ^eâHfiûie à laïople, lé chiffre dé Charles X , et lès décorations du Saint-Esprit , de Sàint^^Lônis et de^la tégion-dHônnéur.
Xe baldaquin silspëâdù soùs la voûte de Farc et sdilfr léqUél le Hoi Vest asiiîs eët éh Vélonrs yiolét âettié 4'or et de fleurs de lis v ainsi c(ue les étdfj^ et tàjpÂ'dé pied du trône. Le reste de la (décoration érit e«i' cramoisi.
-•:Cte Ifrône est d'une composition pleine ^dé -ti* dbéssè', de variété et d'élégance. 11 offre dafns-ton én^mble: l'aspeet d'un arc de triomphe percé 'ià joùiv de-sorte que de tous les points de la'basilique oiii^ au*pu voir le Roi sur son trône. On passe dêstoi^ pour entrer dans le choeur. MaisdMttme ùôintàe tiè tti5iie^^'éléV6 de ^iii2se^pié<ls et qu'il occupé pres^ que toute la laf^etîr de Féglise , il masquer la "vue ^u ^)iGdi4t et du^^nùftmlre , et-la^pj^émiëre partie de ila-calthédrale-est ainsi toufy&'H^t liiépàrée des ^lÉE autres» G'e^t^n grttnd inconvéméàtpttar l'ensemble du coup-d'oeil.
^ DetùL irangs' dé trifafénés sont jihitiqués de (ihaqufe côté de régliserL -intérieur de ces tribtinès est tendu en éto0e de -couleur cramoisie ; cette étoffe en bourre dé sèie^st lin produit nouveau de iaôtre industrie. La devanture de chaque tribune est dra-
DU S1*GAS Df: CH^ELES^ X. 5
pée sur les cotés avec des ridewx en velours cra« moisi , parsemés de fleurs de lis d*or et garnis de larges galons , de glands et de cordons en or. La draperie , qui* retombe sur le devant , est ornée de cinq médaillons représentant le monogramme du Roi et les armes die France , brodées en or sur un fond bleu. Les gradins de ces tribunessont disposés en amphithéâtre et richement garnis. Le fond est de soie amaranthe.
Au-dessus de ces tribunes sont successivement placés, au premier rang, les portraits mosaïques des rois de France depuis Clovis jusqu'à Louis XVIII, coloriés sur fond d'or et accompagnés de chaque coté des armes de France ; en second rang , les portraits des évéques les plus renomma de leur règne; en troisième rang , les statues des boxmes villes ^ placées trop haut pour qu'on puisse £icilement les distinguer. Toute cette décoration est entourée des attributs de la monarchie. Ce sont des bannières , des oriflammes et des drapeaux blancs. Voici la description fort poétique , mais malheureusement peu exacte, que M. de Lamartine avait £aite de cette partie du tableau au commencement de son poème sur le sacre.
De soie et de velours les parvis sont tendus; Les écossons royaux aux piliers suspendus , Flottant par intervalle an sontte de la brise , Font de aoixante Roif ondoyer la devise.
L'autel est ombragé d'armes et d'étendards,:
Ceux que là Palestine a vus sur 'ses remparts ,*
Ceux coàquispar Philq)pe aux plaines de Bouvtnea* '
£t ceux qui d-Orléans sauvèrent les ruines;
Ce panache d'Yvri que fit flotter un roi ,
Ceux que ravit Coudé sous les feux de Rocroj »
Ceux enfin qui , guidant les fils de la Victoire ,
Du Tage au Borysthèné ont porté notre gloire ,
Et n*ont rien rapporté de Vienne et d'Austerlitz
Que cent noms immortels sur leurs lambeaux écrits !
B^oirs, souillés, mutilés, teints de sang et de poudre»
Déchirés par le sabre au percés par la foudre ,
Pendent du haut des murs ; entre leurs plis mouvana
De ce dôme sonore emprisonnent les vents ,,
Et semblent murmurer , en roulant sur leur lance :
•t Voilà Tombre qui sied au front d'un Roi de France ! »
« A Textrémité du chœur à droite en entrant, est la tribune des princesses, et, en face, celle de MM. les ambassadeurs. Après la première de ces tribunes, paraît la croix de 1 église. Le prie-dieu du Roî est placé un peu en avant de ces tribunes vers Tautel. A droite et à gauche du prie- dieu s'élèvent des gradins en amphithéâtre, où étaient placés, d'un côté à droite, lès pairs de France, lès premiers présidens et les procureurs généraux des cours royales et de l'autre , les députés et les maires des bonnes villes.
Aux gros piliers de la croix qui entourent le sanctuaire , où s'est consommée la consécration , et sûr la même ligne que les images des Rois se trouvent celles des quatre évangélistes saint Jean, saint
Paul, saint Luc et saint Marc , coloriées sur un fond mosaïque. Non loin, et au-dèssQs des tribunes du fond de la croix sont , comme témoins, les images de la Religion, delà Charité, delà Foi et de la Tempérance, qui complètent, en quetq^ue sdrte^ 1 enceinte du sanctuaire. .
Deux vastes tribunes occupent le fond des deux branches de la croix , et l'orchestre est placé derrière l'autel élevé de six pieds en avant du sanctuaire. Enfin le fond du cœur est rempli par une immense tribune aussi lar^ve que le bâtiment , qui s'élève en pente douce jusqu'à une hauteur assez considérable et qui termine le point de vue par une perspective en amphithéâtre.
Soixante lustres de sept pieds de hauteur, chargés chacun de trente six bougies sont placés en avant des tribunes. Un lustre garni de vingt bougies est dans l'intérieur de chacune de ces tribunes et au-dessus de chaque colonne se trouve un porte-lumière gothique , chargé de vingt cierges *.
Il est impossible de se faire une idée de la magnificence de ces décorations , qui ne laisse plus apercevoir aucun vestige réel de l'ancienne cathédrale de Reims. Elle a tout-à-£ût disparu sous les omemens dont elle est enrichie , et dans lesquels
■ La majeure partie de ces lustres a été exécutée par SI. Ravrio.