‹ Relation de l'ambassade au Kharezm (Khiva) de Riza Qouly KhanChapitre 3 sur 38 · Voy pour ce nom la page i5o, noie i · texte numérisé non relu

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2. D*" Ed. Sachau. Zhv G ischichie und Chronologie von Klnvarij^m. Dans les 5/7 ^mi^^^berichte der KaiseiUchen Akademie der Wissenschaften. Vienne, 1878, lxxiv Band, page 479. Chronologie orientalischer Vœlker von al Bérùny heraiisgegeben von D*^ Ed. Sachau. Leipzig, 1878, pages 2o3, 235 et suivante*.

INTRODUCTION VII

s'étendaient jusqu auprès du jnllage de Gharabchineh où Von trouvait une lône inculte; puis, au delà de ce village jusqu'à la capitale y les bords du fleuve étaient couverts de cultures et bien peuplés. L'espace cultivé depuis Thahirich jusqu'à He^aresp n'avait point une gi^ande largeur, mais, à partir de cette dernière ville ^ il devenait plus considérable y et y en face de la capitale y il s'étendait jusqu'à la distance d'une journée de marche, puis il se rétrécissait au point de n'avoir plus que deux fersengs. Il prenait fln à un village appelé Kit ou Guit, situé à cinq fersengs de Koudjaghy qui se trouve au pied d'une montagne au delà de laquelle s'étend le désert.

Les cajiaux qui, au moyen âge, fertilisaient le sol et sentaient de voies de communication y étaient ceux de Gao Kharèh, de Guirihy d'He^arespy de Kerderan Khach, de Khiva, de Midra , de Wedak et de Bouvvèh. Ces canaux subsistent encore aujourd'hui et portent les noms modernes de Pehlivan âia, de Khanâbad, de Chah âbad, de Gha^yâbad, dArna, de canal du Qouch Beguy et de Hilally ou Hilaleïn.

Le sol du Khare\m y généralement sablonneux^ ne produisait pas la quantité de céréales nécessaire à la subsistance de ses habitants. Le blé lui était fourni par les provinces voisines et même par celle de Balkh d'où il était transporté par la voie du fleuve.

Tous les fruits, à l'exception des noix, y étaient extrêmement abondants, et les melons jouissaient d'' une telle réputation qu'on les expédiait jusqu'à Bagdad, pour êtreo/ferts en présent aux Khalifes ei aux grands dignitaires de l'Etat,

Les habitants se livraient y pour l'élève des vers à soie y à la culture du mûrier; mais le commerce et l'industrie étaient les sources de la prodigieuse richesse du pays.

On exportait du Khare\m des esclaves amenés du Nord, des chevaux, des fourrures précieuses provenant de la Sibérie et des étoflfes de laine et de soie qui jouissaient d'une grande réputation.

Les ouvriers des villes, et surtout ceux de Gourgandj, excellaient dans les ouvrages de menuiserie ; ils travaillaient de la manière la plus délicate les métaux précieux, le fer, l'ivoire et l'ébène. Les broderies faites par les femmes atteignaient les prix les plus élevés.

Ofî retrouve encore aujourd'hui, dans les produits de V industrie de Khiva, la tradition très^affaiblic du goût qui caractérisait les œuvres des temps passés.

La capitale du Khareim a été Jusqu'en l'année 3S5 de Vhé^ ffire CppS) la ville deKât, Elle était quelque/ois désignée sous le nom de la province elle-même ou sous celui de Kât Khareimieh. Elle s'élevait sur la rive orientale du DJihoun, et sa superjîcie, qui était d'un tiers deferseng, égalait celle de Nichabour^ citée par les historiens arabes du moyen âge^ comme une des villes les plus considérables du Khorassan. La grande mosquée de Kât se trouvait an milieu du ba\ar; la toiture était soutenue par des colonnes en bois dont la base était en pierres noires et de la hauteur d'un homme.

Le palais du prince était au centre de la ville et non loin de la grande mosquée.

Lejleuve, dans ses débordements, avait e?nporté une partie des murailles et des maisons construites sur ses bords et, à l'époque d'el Isthalchry, on craignait la destruction totale de la citadelle.

Alp Arslan essaya de relever la ville de ses ruines. En 458 (io65), il fit construire une mosquée et un palais pour son fils Arslan Chah. La ville était traversée par le canal de DJer* djour sur les bords duquel se tenait le marché. Au rapport d'el Alouqadessy, Kât, dont les rues étaient sillonnées par des rigoles destinées à l'écoulement des immondices, était aussi sale qu'Erdebil.

Les empiétements du DJihoun et les circonstances politiques qui se produisirent à l'avènement d'Aboul Abbas Mamoun détermine^ rent ce prince à transporter sa capitale à GourgandJ ou Diourd- Janièh^ située plus au sud. Cette ville était, comme Kât, menacée par les débordements du DJihoun ; pour modifier le cours dufieuve, on avait élevé des palissades formées de poutres et de gj^osses piè^ ces de bois. Le DJihoun, grâce à ces mesures, se porta à l'est et prit la direction du désert du côté du village de Feratekin. On avait pratiqué sur les bords du fleuve, à GourgandJ, des coupures qui permettaient de faire arriver dans la ville l'eau nécessaire à la consommation des habitants.

GourgandJ était percée de quatre portes. Près de celle de HcdJdJadJ,

INTRODUCTION IX

Mamoun avait construit un magnifique palais dont la porte était réputée pour être la plus belle de toutes celles qui existaient dans le Khorassan. Aly, fils de Mamoun, en avait bâti un autre en face de celui qui avait été élevé par son père. La plaine qui entoure Gourgandj ressemblait à celle de Boukhara, et on y élevait de nombreux troupeaux. Les habitants appartenaient à la secte des Mouta\elèh ' : ils étaient passionnés pour les discussions religieuses, et tous, même les gens de métier, étaient exercés au maniement des armes. Gourgandj était le centre commercial le plus important du Khare^m. Les Glioun et les tribus turkes venaient y vendre des esclaves et les produits de leur industrie, et c'est dans cette ville que se formaient les caravanes qui se rendaient dans le Gourgan, sur les bords de la mer Caspienne, dans le Khorassan, la Transoxiane et la Mongolie ^.

Les géographes orientaux citent parmi les villes ou les bourgs fortifiés les plus considérables après Djourdjanièh : Derghan, situé sur la frontière méridionale. On y remarquait une belle mosquée, et les vignobles de cette localité jouissaient d'une grande célébrité, Zamakhchar, petite ville défendue par un château fort et entourée d'un fossé. Les portes des murs étaient revêtues de plaques de fer et précédées de ponts-levis qu'on relevait tous les soirs. Une jolie mosquée s'élevait non loin du marché. Rou\vend, Khiva, Kerderan Khachy ,He\aresp, Djiguerbend , Ghardeman, Ikhan , Noukfagh, Kourdcr, Beratekin ou Feratekin^ gros bourg situé dans le désert près d'une montagne d'oîi l'on tirait les pierres destinées à la con^ siruction des monuments publics. Enfin Guit ou Kit, petite ville fortifiée, sur la frontière du pays occupé par les Ghou^. Telle était, au commencement du xiii*^ siècle, la situation du Khare^m auquel les princes de la dynastie des Khare^m Chah avaient annexé

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