‹ Relation de l'ambassade au Kharezm (Khiva) de Riza Qouly KhanChapitre 4 sur 38 · Voyez page 102, note · texte numérisé non relu

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2. Lorsque à Tépoque de l'invasion des Mogols, après un siège de six mois, les habitants de Gourgandj demandèrent à capituler, Djoudjy exigea que toute la population évacuât la ville. On fit ranger à part les gens d'arts et de métiers dont le nombre 6*élevait, dit Rechid oud Din, à cent mille, et on les fit partir pour la Mongolie. Le reste des habitants fut massacré, la ville pillée, et, pour que sa destruction fût complète, on détruisit les digues, et les eaux du Djihoun la submergèrent entièrement.

X RELATION DE l'aMBASSADE AU KHAREZM

les États voisins. Ils aidaient donné à leur empire une telle extension que les frontières en touchaient à l'est, à la Mongolie^ au sud. à rindc et y à l'ouest ^ aux propinces qui restaient encore sous l'autorité chancelante des Khalifes A bbassides.

Le Khanat de Khij*a est aujourd'hui tout ce qui subsiste d'un si puissant Etat ; son histoire, à mesure que nous approchons de notre époque, offre bien des lacunes et des points obscurs. Je n'entreprendrai pas de retracer, dans une introduction qui ne comporte pas degt^ands développements y le tableau des événements dont le Khare\m a été le théâtre ou auxquels ont pris part les princes qui l'ont gouverné. Je me bornerai à énumérer très-succinctement les différentes dynasties qui sy sont succédé.

Les Arabes furent en rapport avec le Khare^m sous le Khalifat d'Omar. Abdoullah, fils d'Amir, gouverfieur de Basrahft, en l'an Sa (65 a), une expédition dans leKhorassan; il conclut ^ avant de s'éloigîierj un traité avec les souverains du Khare^m, Sous le règne du Khalife Ommiade Ye\id, Selm,fils de Ziadyfut nommé gouverneur général du Khorassan, Les Khare\miens se soumirent à son autorité et versèrent entre ses mains, à titre de tribut, la somme de quatre cent mille dirhem. Quelques années plus tard, Ye\id ibn oui Mouhallib tenta contre le Khare^m une expédition dont les conséquences furent désastreuses. Un froid rigoureux ft périr tous ses soldats, malgré la précaution qu'il avait prise de leur donner des vêtements de peaux.

Les troubles qui éclatèrent bientôt après dans le Khare^m en rendirent la conquête facile. Le souverain qui le gouvernait, incapable de résister à une ligue que son frère Khour\ad avait formée contre lui, invoqua le secours de Qouteïbah. Il lui proposa de lui remettre ses trois places fortes et de lui payer tribut.

Qouteïbah envoya au Khare^m son frère Abdour Rahman. Khour\adfut tué dans une bataille et quatre mille Khare\miens faits prisonniers^ furent mis à mort. L'impuissance du Khare^m Chah à contenir ses sujets détermina Qouteïbah à annexer ce pays au Khorassan et à en donner le gouvernement à son second frère Oubetd oullah .

Le Khare:{m fit plus tard partie des États des princes Thahi-

INTRODUCIION XI

rides et de ceux des descendants de Nasr , fils d'Ahmed, le fondateur de la dynastie des Samanides.

La province du Khare:(m releva de Samargand Jusqu'à l'époque oit Ilek Khan de Kachghar conquit Boukhara et la Transoxiane (JSg-ggS) et massacra tous les princes de la famille des Samanides, à l'exception de l'Emir Moustancir qui se réfugia à He^aresp et y fut mis à mort cinq ans après.

Le Khare\m devint le partage des princes turks de Kachghar et des descendants de Sultan Mahmoud le Gha^névide,

Aboul Abbas Mamoun^Jîls de Mohammed ^ Jils de Mançour qui le gouvernait au nom de l'Emir Nouh,fut le premier chef de la dynastie qui porte son nom et qui compte quatre princes. Le dernier, Aboul Harith Mohammed^ fils d'Aly, fut remplacé par Altountach^ chambellan de Sultan Mahmoud. Il gouverna, ainsi que ses deux fis, sous la suzeraineté de la cour de Gha^nah.

Le Khareim passa, en 482 (1040), sous la domination des Seld^ jouqides. Alp Arslan en confia le gouvernement à son fis Arslan Chah. Sous le règfie de Melik Chah, Abou Thahir, gouverneur de Samarqand, fut chargé de l'administration de la province qui, après lui, fut confiée à /{{ oui Moulk, le fils du célèbre ministre Ni\ham oui Moulk. Le Khareim fut ensuite donné par le même prince à Anouchtekin, esclave de l'Émir Melkatekin qui l'avait acheté à un homme du Ghardjistan. Il était devenu Ihriqdar ou chargé de l'aiguière de Melik Chah et il percevait, à ce titre, les revenus du Khareim.

Barkiarouk, successeur de Melik Chah, désigna Aqindjy pour succéder à Anouchtekin. Aqindjy fut assassiné à Merv par les émirs Qoudanet Yaraqtach, qui essayèrent de s'emparer du Khare\m. Mais ils furent mis en déroute par les troupes envoyées contre eux, et le fils d' Anouchtekin, Mohammed fut investi du gouvernement avec le titre de Khareim Chah, 4Q0 (logô).

A la chute de l'empire des Seldjouqides, le Khare\m Chah proclama son indépendance. La dynastie qu'il fonda compte sept princes, qui régnèrent de4go (logô) à 628 (i23o). La conduite altière et imprudetîte de Mohammed Chah provoqua l'invasion de Djengui:^

Xn RELATION DE l'aMBASSADE AU KHAREZM

Khan qui couvrit l'Asie de ruines et porta au Khare^m un coup dont il ne s'est jamais relevé.

Mohammed Châhj abandonné des siens, alla se réfugier dans Vile d'Abiskoun où il mourut. Son fils, le vaillant Djelal oud Din Mangouberty, essaya de ressaisir le royaume de ses ancêtres; mais il périt assassiné par un Kurde, dans les montagnes d'Amid oii il s'était réfugié (628'! 23o). En lui s'éleigtiit la race des souverains qui aidaient rangé sous leurs lois toute l'Asie centrale, et menacé l'existence du Khalifat des Abbassides,

Dans le partage que Djengui\ Khan fit de ses Etats entre ses fils, le Khare^m échut à son fils aîné Djoudjy, dont la mère, Bouriah Qoutchin, était la fille du chef de la tribu des Qonghourat. Djoudj)" établit sa résidence à Seray, dans le Qiptchaq,

Nous ne possédons que fort peu de documents orientaux sur Vétat du Khare^m pendant la période des successeurs de Djengui:^. La relation de Du Plan Carpin, le récit de Hayton, les indications de Balducci Pegolotti, la relation du voyageur arabe Ibn Batoutah ne nous apportent que fort peu de lumières sur la situation d^un Etat jadis si prospère et si puissant \ Nous savons seulement que

I. Relation des voyages en Tartarie de Fr. Guillaume de Rubruquis, Fr. Jean du Plan Carpin, Fr. Ascelin et autres religieux de Saint-François et de Saint-Dominique, qui y furent envoyez par le pape Innocent IV, le Roy Saint-Louys. Plus un traicté des Tartares, et le tout rccueilly par Pierre Bcrgcron, Parisien; à Paris. 1634, in-8.

Ces relations ont été insérées dans le recueil des Divers voyages curieux, publié par le libraire Van der Aa à Leyde, en 1729. M. D'Avezac a donné, dans les mémoires de la Société de Géographie (1839, in-40;, une édition très-correcte de la relation de Du Plan Carpin.

Les fleurs des hystoires de la terre d'Orient, compillées par frcre Hayton, seigneur du Corc et cousin germain du Roy d'Arménie, par le commandement du Pape. On les vend à Paris en la rue Ncufve Nostrc-Dame, à l'enseigne de TEscu de France. In-4* goth. (i5i7). L'ouvrage de Hayton est inséré en tête du recueil des relations de voyages publié en 1529 par khan Sainct Denis, sous le titre de : « L'hystoirc merveilleuse et récréative du grand Empereur de Tartarie, seigneur des Tartres nommé le grand Can, contenant six livres ou parties, etc. Imprimé nouvellement à Paris, en Tan mil cinq cens vingt et ix le quinziesmc jour du moys d'apvril pour Jehan Sainct Denys. » In-f* goth. Benoist Rigaud en a publié une nouvelle édition à Lyon, en i585, petit in-X'2.

La pratica dclla mercatura scritta du Francesco Balducci Pegolotti, dans le tome 111 de Délia décima e délie altre Gravezze. Lisbona et Lucca 1765- 1765, in-4'>.

Voyages d'ibn Batoutah, texte arabe, accompagné d'une traduction, par C. Defrémery et le D' S. R. Sanguinetti. Paris i853-i858, tome III, 3-19.

Introduction xlii

sous le gouvernement des Khans U^beks, il avait pu relever en partie les ruiner accumulées par les Mogols.

Mais, à la fin du xiv^ siècle ^ le Khare^m/ut ravagé par Timour, qui dirigea trois expéditions contre ce malheureux pays. La ville de Gourgandj fut complètement détruite, et le Khare\m passa sous la domination des descendants de Djaghatay.

Vers le milieu du xv® siècle^ on voit apparaître la confédération des Uibek et des Qaïaq. Mir^a Hayder Doughlat, le Sultan Dater, Mirkhond, Khondemir et Sultan Aboid Gha^y, nous en font connaître les origines et l'histoire.

Le Khare^m reconnaissait l'autorité des princes de la famille de Timour lorsque ^ en 8gi (i486), Cheibany Khan fondit sur ce pays que gouvernait alors Nacir oud Din Abdoul Khaliq Firou\ Chah, au nom du Sultan A bout Ghaiy Hussein. Cette expédition ne fut point couronnée de succès. Cheibany Khan en tenta une seconde en gii (i5o5) ; elle fut plus heureuse. Il se rendit maître de Gourgandj ou Ourguendj, occupée par Tchin Soufy. Ses incursions et ses conquêtes dans le Khorassan déterminèrent Chah Ismayl à marcher contre lui.

Cheibany Khan périt dans la bataille livrée sous les murs de Merv en g 16 (iSio), et Chah Ismayl devint le maître du Khare^m. Cette province fut divisée par lui en trois grands districts ^ ceux de He^aresp et de Khiva, d'OurguendJ et de Vé^ir Chehery. L'administration en fut confiée, avec le titre de Darougha, à Arab Soubhan Qoulyy à Rahman Qouly et à un troisième personnage^ dont l'histoire ne nous a pas conservé le nom. Malgré les troubles et lès guerres qui désolaient le KIiare\m, les princes Scfèvy revendiquaient les droits d'une suzeraine té établie par Chah Ismayl. Sous le règne de Mohammed Chah y fils de Thahmasp Chah, Djelal Khan, fils de Mohammed Khan^ tenta de s'en affranchir. Fait prisonnier par le gouverneur de Mechhed, Mourte^a Qouly Khan Periiak, il fut mis à mort, et sa tête fut envoyée à Isfahan. Le gouvernement persan lui donna pour successeur Hadji Mohammed Khan^ qui est plus connu sous le surnom de Hadjim. Vaincu par Abdoullah Khan de Boukhara^ Hadjim se réfugia à la cour de Perse

E91 1006 (i5gj). Chah Abbas dirigea une expédition contre le Khare\m et en confia le gouvernement à Hadji Mohammed Khan et à sonjils Arab Mohammed Sultan»

L'histoire du Khare^m, pendant le xvii^ siècle et pendant la première moitié du siècle suivant, ne nous offre que le spectacle des discordes civiles et des invasions qui désolèrent ce pays.

Ilbars Khan \ qui le gouvernait sous le règne de Nadir Chah, ir^ rita ce conquérant par ses incursions , ses attaques contre Ri^a Qpuly Mir\a et par son attitude pendant son expédition dans rinde. Nadir Chah envahit le Khare^m. Les villes de Khankâh et de Khiva capitulèrent ; Ilbars Khan et vingt de ses principaux officiers furent mis à mort en représailles du meurtre des ambas^ sadeurs envoyés auprès de lui par le Khan de Boukhara, allié de Nadir. Abou Thahir Khan fut nommé gouverneur du Khare^m, mais, après sa mort, le pouvoir fut exercé par les Ataliq et les Inaq sous la suzeraineté des Khans Qa^aq. Iltouier, de la tribu des Qonghourat, s'en affranchit et se fit proclamer Khan en 121 g (1S04). Il périt deux ans après, noyé dans le Djihoun, et il eut pour successeur son frère Mohammed Rehim Khan qui dut, dans le cours de son long règne ^ 1806-1825), se réfugier à Esterâbad et solliciter V appui de Fcth Aly Chah, Son fis Allah Qouly Khan (1825- 1842) et son petit-fils Rehim Qpuly Khan (1842-1845) entretinrent personnellement de bonnes relations avec les souverains Qadjars. Ils leur envoyaient des présents qui étaient considérés par la cour de Perse comme wie marque d'hommage, et ils recevaient des sabres et des poigftards enrichis de pierreries qui sont, aux yeux des mi^ nistres persans, les symboles de Vinvestiture.

A Rehim Qouly Khan succéda^ en 1845, son frère, Mohammed Emin Khan. Son premier acte, lorsqu'il monta sur le trône, fut de renvoyer à Téhéran un prince de la famille royale, Mohammed Vely Khan Qadjar, neveu d'Allah Yar Khan, Acef oud Daoulèh, que les Turkomans avaient fait priso7inier. L'officier khivien, chargé d'ac-

I. Voy. sur cette période : Histoire de l'Asie centrale par Mir Abdoul Kerim Boukhary^ trad. par Ch. Schcfcr. Paris, Leroux, 1876, p. loo et suivantes.

INTRODUCTION XV

compagner le prince, était porteur de cadeaux et d'une lettrée rédigée selon les termes du protocole réglé entre les deux Etats.

Mohammed Chah fie voulut point tarder à reconnaître le bon procédé de Mohammed Emin Khan. Il donna l'ordre à Mir^a Ri^a, Mi^an Agassy, de se rendre au Khare^m et d'offrir en son nom de riches présents. La lettre de créance remise à cet envoyé donnait au Khan le titre de Khare\m Chah, Cependant les relations amicales des deux Etats ne tardèrent pas à s'altérer, et, lorsque Nacir Eddin Chah succéda à son père, Mohammed Emin Khan s'abstint d'envoyer, se- Ion r usage, un ambassadeur pour offrir ses félicitations au nouveau souverain. Cependant, lorsqu'il apprit la mort de Hassan Khan Salar qui avait été l'un des instigateurs et fun des chefs de la révolte du Khorassan, il ne crut pas pouvoir persister dans sa ligne de conduite, et il Jît partir pour Téhéran un de ses officiers, Ata Niai Mahrem, qu'il chargea de présenter au Roi quelques chevaux turkomans et deux faucons dressés.

La lettre remise par Ata Nia^ Mahrem ne fut point agréée par les ministres; la rédaction en fut jugée blessante. Le conseil décida, en conséquence, qu'un personnage instruit et jouissant d'un rang élevé serait envoyé à Khiva pour faire au Khan les représentations les plus énergiques sur sa conduite et pour tâcher de le ramener, à f égard du Roi, à des sentiments de déférence et de respect. Ri^a Qouly Khan fut désigné pour remplir cette mission délicate ; il reçut, en outre, l'ordre de réclamer la mise en liberté des sujets persans enlevés par les Turkoma?is dans le Khorassan et le Ma{anderan et qui avaient été vendus comme esclaves à Khiva. Ri^a Qouly Khan reçut deux mille toumans pour ses frais de voyage, et on lui donna un fusil à deux coups et une paire de pistolets qu'il dut offrir comme cadeau personnel. Sa mission, dont la durée fut fixée à trois mois, n'eut point le succès que la cour espérait. A son retour d'un voyage qui ne fut pas exempt de périls, Ri\a Qouly Khan présenta au Roi la relation de son ambassade. Ce récit nous fournit sur le Kha* re\m des détails intéressants, et les auteurs contemporains qui ont entrepris d'écrire l'histoire des événements du règne de Nacir Eddin Chah en ont donné des extraits dans leurs ouvrages. Mir\a Si-

pehr, Lîssan oulMoulk en a inséré des fragments dans le volume de son Nassikh out Tewarikh consacré à Vhistoire de la dynastie des Qadjars. Son exemple a été suivi par V historiographe Mir\a Djaf^ Khan et, en dernier lieu, par Mohammed Hassan Khan, Senyoud Daoulèh, dans son Miraat oui bouldan Naciry ^ Ri^a Qouly Khan en avait lui-même donné un résumé dans son Raouzet ous Sefay Naciry.

Ri:{a Qoulj Khan, que Von peut, à juste titre, mettre au premier rang des littérateurs et des érudits qui ont fleuri en Perse dans le cours de notre siècle, descendait du célèbre poète Cheikh Kemal Khodjendy qui appartenait à l'une des familles les plus illustres de la Transoxiane. Cheikh Kemal, conteinporain de Hafi\ et qui fut en relations littéraires avec lui, se fixa à Tebri^ et mourut dans cette ville en jg2 ( i3Sg). Ses desceiidants , par respect pour sa mémoire , se firent une loi d'ajouter à leur nom celui de Kemal.

Riia Qouly Khan nous a raconté lui-même la fin tragique de son grand-père Ismayl Kemal, primat des notables de Tchardèh Kelatèh dans le district de He^ar Djerib, mis traîtreusement à mort par l'ordre de Zeky Khan Zend ^ .

Le fils d' Ismayl Kemal, Mohammed Hady Khan s'attacha à la personne de Djafer Qouly Khan Qadjar, A la mort de ce prince, il passa au service d'Aga Mohammed Chah qui en fit le chef des officiers de son service intime et son trésorier particulier.

Hadf Khan entreprit, pendant la dernière année du règne d'Aga Mohammed Chah, le pèlerinage de Mechhed. Il apprit pendant son voyage qu'un fils lui était ;:é à Téhéran le i5 Moharrem de lan^^ née I2i5 (8 juin 1800),

Il se hâta de revenir du Khorassan dans la capitale et il donna au nouveau né le nom de Ri^a Qouly en l'honneur de l'Imam dont il venait de visiter le tombeau.

1. Nassikh out Tewarikh, tome III, 3« partie. Téhéran, in-folio, pages 124-127. — Haqalq oui Akhbar, Téhéran, 1269 (1872), tome I", pages 111-1x2. — Miraat ou bouldan Naciry, Téhéran, 1295 {1878), tome II, pages 37 à 61.

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