INTRODUCTION XVII
A son avènement au trône, Feth Aly Chah fit appel an dévouement de Mohammed Hady Khan. Il le nomma percepteur des revenus du domaine de l'Etat dans le Fars et il le plaça sous les ordres de Hassan Aly Miija, gouverneur général de celte province.
Hady Khan ne remplit pas longtemps les fonctions qui lui avaient été confiées. Il mourut en 12 17 (1802). Ri\a Qouly Khan fut ramené à Téhéran, puis envoyé dans le Ma\anderan pour être confié aux soins de parents qui s'étaient fixés à Barfourouch. Il quitta cette ville, pour retourner dans le Fars où il fit ses études sous la direction d'un homme éminent, Mohammed Mehdy Khan Chahnèh. Lorsqu'il les eut terminées, il fut admis au service de l'Etat et il reçut des témoignages constants de la bienveillance et de la protection du prince Hussein Aly Mir\a , gouverneur général de la province y et de son frère Hassan Aly Mir\a , Choudja ous Salthanèh.
Ri{a Qouly Khan employait à V étude y à la poésie et à des travaux littéraires les loisirs que lui laissaient les devoirs de sa charge. Il avait pris dans ses premières compositions poétiques le surnom Tchaker (serviteur) , mais il l'abandonna, bientôt , pour adopter celui de Hidayet (bonne direction).
Feth Aly Chah se rendit à Chirac en 1245 (182g), et pendant le séjour qu il y fit, Ri\a Qouly Khan eut l'honneur de lui être présenté par Mir\a Mohammed Naqy Alyâbady, secrétaire général du roi et qui portait le titre de Mounchy oui Memalik.
Ri\a Qouly Khan composa une ode à la louange du roi ainsi que plusieurs pièces de poésie qui obtinrent les suffrages de la cour.
Feth Aly Chah, connaissant les preuves d'attachement et de dévouement que les aïeux de Ri\a Qouly Khan avaient données à sa dynastie, lui prodigua les marques de son intérêt et de sa générosité. Il lui conféra, en outre, le titre d'Emir ech Chouara (Prince des poètes) et lui donna l'ordre de suivre la cour ; mais une grave maladie ne lui permit pas de s'éloigner de Chirac et de se rendre dans la capitale.
A l'avènement de Mohammed Chah, les princes Hussein Aly Mir\a et Hassan Aly Mir\a se soulevèrent dans le Fars. Leur