‹ Relation de l'expedition de Chine en 1860Chapitre 26 sur 30 · AU MÉMOIRE ADRESSÉ PAR TSAO-VAÎVG-YNG À L'EMPEREUR · texte numérisé non relu

AU MÉMOIRE ADRESSÉ PAR TSAO-VAÎVG-YNG À L'EMPEREUR

LE a8' JOtn DE Ll 7' LL^E

(i 3 septembre iSGn).

Au moment où je venais de terminer la rédaction de ce mémoire, j'ai reçu et lu avec resjiect le décret impérial, en date de ce jour, ainsi conçu :

rt Considérant que l'approche des Barbares et les diverses circonstances de la crise actuelle exigent que des mesures énergiques soient prises sans retard, pour lortifier le courage de notre peuple, avons décidé que les arrangements pris pour l'exécution d'une chasse nous serviraient au contraire à prendre le commandement de nos forces contre l'ennemi, et que Hoci-tsin-woung (oncle de l'Empereur) donnerait des ordres pour que la garnison de Pékin fût augmentée de la manière la plus convenable.

tfSi une rencontre a lieu avec l'ennemi entre Ma-tao et Tungchao, alors nous irons, comme nous l'avions résolu dans l'origine, avec des forces considérables, prendre position dans le nord de Pékin. L'esprit de l'armée ne nous laisse aucune raison de croire (jue cette armée de Barbares, qui ne s'élève qu'à i 0,000 hommes, ne sera pas complètement écrasée.

frNoiiîs ordonnons (jiie ce décrcl soil lu à luiis les pi'inccs de rÉlal.i^

De toni cela il ressort que le départ de Votre Majesté pour le nord est positivement décidé. Dès lors, qnel sonci a-t-elie donc de son penple. de ses ancêtres el do ses divinités tiilélaires? Si réellement Sa Majesté vent prendre en personne le commandemcnl de l'armée, pourquoi dit-elle qu'elle se dirijje vers le noi'd de Pékin, pour y prendre position avec des forces considérables ?

Un tel langage ne rencontrera créance chez aiuiiuc |)ortion di' la population. D'autre part, la grande armée, sous les ordres de San-ko-li-tsin, est plus que sufTisanle ])our faire la guerre avec succès; pourquoi donc Votre Majesté irait-elle s'exposer aux fatigues cl aux dangers d'une campagne?

La gravité de la crise n'admet pas beaucoup de paroles. Votre ministre supplie Votre Majesté, à genoux, de vouloir bien suivre ses avis sur tonte cette aft'aire et de rentrer dans sa capitale, pour y diriger les aiïaires du gouvernemeni , en rejetant loin d'elle de lâches conseils.

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