DE LA MAISON DE BOUILLON
A l'égard de la maison de Bouillon, ou plutôt de la Tour-d' Auvergne, dont elle porte le nom et les armes, elle n'a eu part à ce rang de prince en France que
depuis la cession de la souveraineté de Sedan, qui se fît premièrement au feu roi, en 1642, par le feu duc de Bouillon, frère aîné de M. de Turenne, et ensuite se renouvela sous ce règne, en 1 651 , par l'échange avec d'autres terres et seigneuries , comme les duchés d'Albret et Château-Thierry, les comtés d'Auvergne et d'Évreux, qu'on donna en place au duc susdit : à quoi on ajouta, et eu égard à ses droits qui lui furent réservés sur la souveraineté de Bouillon, qui dépendoit alors de la principauté de Liège, on ajouta, dis-je, les prérogatives qui sont attachées aux princes, telles que je viens de dire. Ledit duc de Bouillon, étant mort bientôt après, en 1 652, a laissé plusieurs enfants de l'un et de l'autre sexe, entre autres trois fils : le duc de Bouillon, le comte d'Auvergne et le cardinal de Bouillon.