‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 11 sur 360 · Tome III, p. 2627, note E · texte numérisé non relu

Tome III, p. 2627, note E

XXXlj INTRODUCTION.

les hommes d'État. C'est une personne d'un mérite extraordinaire. ... Si l'on désire des preuves de l'érudition de M. Spanheim l'aîné, on n'a qu'à lire son ouvrage De prœstantia et usu numismatum, celui que je cite ci -dessus (lettres à Laurent Beger sur les médailles) , les cinq lettres qu'il a écrites à M. Morel, fameux antiquaire et grand médailliste..., ses notes sur Gallimaque et sur les Césars de Julien, et quelques autres traités dont on peut trouver les titres dans le Moréri, à l'édition de Paris, ^699. On y peut trouver aussi la suite de tous les emplois qu'il a eus auprès des princes (aussi dans le Morèri de Hollande de \ 693) jusques à son quatrième envoi à la cour de France après la paix de Ryswyk. 11 fut à Paris depuis ce temps-là jusqu'au commencement de l'année -1701, c'est-à-dire jusqu'au temps de la nouvelle de la glorieuse métamorphose de S. A. É. de Brandebourg en roi de Prusse. Il prit alors son audience de congé, à cause que le changement du cérémoniel fsic) n'avoit pas encore ses règles dans la cour de France. Il est passé en Angleterre depuis peu de jours (on écrit ceci en mai -1701), par ordre du nouveau roi son maître. Disons en passant que cette nouvelle époque de la royauté de Prusse signalera le commencement du xvin* siècle. ...»

Avant de se rendre à Londres, Spanheim fit un court séjour en Hollande. Il reçut de la reine Anne un accueil des plus flatteurs, et son mérite fut aussi apprécié en Angleterre qu'il l'avait été en France ; mais il perdit en 1707, à Chelsea, sa femme Anne-Elisabeth Kolb, qui, au dire de ses biographes, était une personne très instruite, versée dans la philosophie, parlant plusieurs langues avec une facUité extraordinaire S et, trois années après, il la suivit au tombeau. Sa dernière maladie fut courte : il rendit l'âme le 14 novembre 1710 2, et, selon sa volonté formellement

1. Elle mourut le 14 janvier 1707, et fut inhumée le 19 dans la chapelle Saint-Paul, à Westminster. Elle avait été fille d'honneur de la mère de Madame.

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