Gum, mense novembri, anno 1710, comedisset plus uva
INTRODUCTION. XXxiij
exprimée, il fut enseveli quatre jours plus tard, à côté de sa femme, à Westminster, dans la chapelle Saint-Paul. Il avait quatre-vingts ans onze mois et sept jours.
« Il fut aussi généralement regretté, qu'il étoit estimé pour son intégrité, son grand savoir et ses autres beaux talents, de même que pour sa charité envers les pauvres ^ » La reine Anne, voulant donner un témoignage public de l'estime qu'elle professait pour lui, fit remettre à la fille qu'il laissait le présent qui lui aurait été offert à lui-même si le roi de Prusse avait mis fin à sa mission. Cette fille, Marie-Anne de Spanheim , avait épousé quelques mois auparavant un réfugié français d'une illustre naissance, le marquis de Montendre^ Il n'y eut point d'enfants de cette union, et la descendance de Spanheim s'éteignit avec M°*^ de Montendre, qui mourut en janvier 1772, à l'âge de quatre-vingt-neuf ans.
La nouvelle de la mort de Spanheim excita des regrets unanimes à la cour de France et dans le monde savant. Les
rum quam stomachus senis fere octogenarii poterat concoquere, calore naturali superato a frigido uvarum succo, die sepiimo istius mensis diem obiit supremum, cum summa animi tranquillitate ac spe melioris vitae per mérita Jesu Christi parandse. » (Biographie de Spanheim, par Isaac Verburg, en tête du second volume de la troisième édition des Dissertationes de prwstantiaet usu numismatum; Amsterdam, 1717, in-folio.) La date du 7 est erronée; celle du 14 est attestée par les registres de Westminster et par les gazettes de Hollande.