DU PRINCE DE MONACO
Il y a encore le prince de Monaco, qui est de la famille de Grimaldi, génoise, et jouit des honneurs de prince à la cour de France, comme de prince souverain de Monaco, forteresse située en Italie, dans le pays de la république de Gênes, et en récompense de ce que feu son père y reçut garnison françoise et passa en France avec les établissements de terres et de la qualité de duc et pair qu'on lui donna. Le prince susdit, son fils, y épousa la fille du feu duc et maréchal de Gramont, et de laquelle il a été parlé ci-dessus* sous le nom de princesse de Monaco et dans l'article des maîtresses du Roi et du comte de Lauzun^. Le prince susdit en a eu un fils, qui porte le titre de duc de Valentinois et a épousé, comme il en a déjà été parlé ^, la fille du comte d'Armagnac, grand écuyer de France.
Mais, quoique ledit prince de Monaco, de même que les princes de la maison de Bouillon et de Rohan, dont je viens de parler, jouisse ^ au reste du rang et des prérogatives que j'ai touché ci-dessus^, attachés aux princes à la cour de France , c'est pourtant avec quelque différence d'avec les princes étrangers, qu'on appelle, ou issus de maisons souveraines, de Savoie et de Lorraine : ce qui parut dans la dernière promotion
en Flandre, mourut le 5 novembre suivant, à vingt-trois ans.