‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 112 sur 360 · Pages 108 et suivantes · texte numérisé non relu

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de chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit*, où il n'y eut que ceux-ci qui y furent reçus, et marchèrent, dans la procession, avant tous les ducs et pairs honorés du même ordre, et ainsi où le prince de Soubise, qui avoit eu la même prétention, n'eut point de part, et aima mieux s'en passer que d'y marcher parmi les ducs et pairs. Ce fut ensuite que le Roi se déclara de trouver que les seigneurs de la maison de Rohan n'avoient point eu d'autre rang, en pareille promotion, que celui que leur donnoit le rang de duc et pair du royaume. A l'égard de la maison de Bouillon, j'ai touché ci-dessus^ ce qui se passa au sujet du comte d'Auvergne, et ce qui étoit encore moins avantageux aux seigneurs de cette maison. Pour le prince de Monaco, comme il étoit absent, à Monaco, en Italie, au temps de cette promotion, il fut à couvert par là d'y paroître dans le rang de duc et pair de France, et non de prince étranger. Après tout, il ne fit pas de difficulté de recevoir l'Ordre dans le rang qu'il y fut destiné parmi les ducs, et qu'on lui donna à son retour.

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