Ibidem, p. 20t et suiv
VJ INTRODUCTION
1680, et il reçut l'ordre de se rendre directement de Londres à Paris, où il arriva vers le milieu d'avril. Il y trouva ses instructions, ses lettres de créance pour le Roi, et des lettres de l'Electeur pour MM. Colbert et de Louvois.
Après avoir satisfait aux devoirs de la courtoisie, Spanheim ne devait travailler qu'à l'entier accomplissement des stipulations insérées dans le traité de Saint- Germain, maintenir l'amitié et la bonne intelligence dernièrement rétablies, prouver en toute occasion le désir sincère que son maître avait de coopérer au maintien de la bonne intelligence, écarter d'ailleurs ce qui pourrait être nuisible aux intérêts de l'Electeur. Celui-ci ignorait ce que l'on pourrait lui demander encore pour l'exécution entière du traité de paix; mais, si l'on s'avisait de mettre en avant quelque nouvelle prétention, l'envoyé la déclinerait complètement, ou ne l'accepterait qaad référendum. De son côté, Spanheim s'efforcerait d'obtenir : 1" les subsides stipulés dans le traité de paix, et dont deux termes étaient déjà échus; 2° l'évacuation et la restitution de la forteresse de Wesel et d'une partie du pays de Clèves, restitution tant de fois promise depuis que l'Électeur avait rendu Stettin à la Suède.
Il était enfin recommandé à Spanheim d'avoir de bonnes relations avec tous les ambassadeurs et ministres accrédités près la cour de France, de rechercher de préférence ceux qui y jouissaient de la plus grande considération et ceux dont les maîtres vivaient en bonne intelligence avec l'Electeur.
Enfin , il devait adresser deux fois par semaine un rapport circonstancié sur sa négociation, et sur tout ce qui se produirait de nouveau et d'intéressant.
Spanheim raconte lui-même dans sa Relation^ que ses