‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 220 sur 360 · En marge : « G'étoit Mlle de Duras, sœur du maréchal duc · texte numérisé non relu

En marge : « G'étoit Mlle de Duras, sœur du maréchal duc

sujet OU de prétexte à la conférence. Il ne s'attacha pas avec un zèle moins ardent à redoubler ses soins et son application pour procurer et avancer les prétendues conversions à mesure que l'autorité de la cour s'y engageoit plus avant, et sans conserver plus d'égard ou de mesure dans les moyens qu'elle y employoit. Aussi il ne se contenta pas de continuer à plaider ou à pallier la doctrine de l'église romaine par ses écrits, ce qui pouvoit être licite à un ecclésiastique romain, mais eut même la complaisance ou la bassesse d'y nier ou de déguiser hautement des faits d'ailleurs aussi notoires et palpables que ceux des traitements cruels et des barbaries qu'on employa pour opérer les susdites conversions. C'est encore dans cette même vue de rendre odieuse la doctrine de la religion protestante et des premiers réformateurs, luthériens ou calvinistes^ comme il les appelle, qu'il entreprit et publia un assez gros ouvrage, et dont il voulut me régaler, où il prétend étaler les variations des protestants dans la doctrine, et auquel on vient de publier une solide réponse en Hollande, outre ce qu'un gentilhomme allemand, M. de Seckendorf, en a écrit pour la défense de Luther et des luthériens.

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