‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 221 sur 360 · DES VUES DE CE PRÉLAT POUR SON AVANCEMENT · texte numérisé non relu

DES VUES DE CE PRÉLAT POUR SON AVANCEMENT

Cependant, comme tout ce que je viens de dire de ce prélat le fait regarder à la cour de France comme un des illustres avocats de l'Église et de la religion

de ce nom et de la comtesse de Roye, qui porta depuis le nom de Mme Durafort (sic) et fut dame d'atour de la duchesse d'Orléans. »

catholique et lui attire une considération particulière par tous les endroits que j'en ai touchés, aussi est-il un des prélats François qui a le plus en vue, et croit même l'avoir assez mérité, savoir : de prétendre au chapeau de cardinal. C'est aussi dans cet esprit qu'il a tâché, autant qu'il a pu sans offenser sa cour, de ménager le défunt pape et la cour de Rome durant tout le cours des différends et des démêlés passés. D'ailleurs, comme il a paru, jusques à mon départ de France, assez indépendant des Jésuites, plus attaché à l'archevêque de Reims qu'à celui de Paris, et dans la prévention même de n'être pas ennemi des Jansénistes, on ne peut pas répondre si ces considérations ne pourront point apporter quelque obstacle à sa promotion, ou contribuer au moins à le^ retarder. D'ailleurs, il avoit eu déjà le bonheur de voir améliorer^ son poste et sa condition par la gratification que le Roi lui a faite, durant mon dernier séjour en France, d'un évêché beaucoup plus riche et au voisinage de Paris, savoir : celui de Meaux, en place de celui de Gondom, qui en étoit bien éloigné et de moindres revenus, et qu'il avoit auparavant. C'est par où aussi, et par sa charge de premier aumônier de Madame la Dauphine qu'il se vit en état de continuer ses attachements à la cour après qu'il n'y tenoit plus par son poste susdit de précepteur du Dauphin.

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