‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 225 sur 360 · DES FINANCES OU DES REVENUS ET DES DÉPENSES DU ROI · texte numérisé non relu

DES FINANCES OU DES REVENUS ET DES DÉPENSES DU ROI

J'ai parlé ci-dessus^ du Conseil royal des finances, du sujet et du but de son établissement, de même que du contrôleur général des finances, qui, en cette qualité, en a la première et principale direction, attachée autrefois^, et avec plus de pouvoir et d'indépendance, à la qualité de surintendant. J'ai touché d'ailleurs, en parlant de M. Colbert^, le rétablissement qu'il apporta dans les finances, à en retrancher la confusion, les désordres et la dissipation qui s'y étoient glissés par le luxe, les abus ou la malversation des directeurs des finances, des trésoriers de l'Épargne, ou, en général, des gens d'affaires, comme on les appelle en France : à quoi il faut joindre le vsoin qu'il eut à y apporter un nouvel ordre et une application particulière pour la destination ou le ménage des fonds qui dévoient fournir aux plaisirs ou à la disposition du Roi, à l'entretien ou à l'embellissement des maisons royales, et aux besoins ou à la prospérité de l'État.

Les principaux moyens qu'on y employa furent : 1° de ne mettre l'administration des finances, pour la recette et pour la dépense, qu'entre les mains de peu de personnes affidées et capables d'en rendre bon compte ; %° de tenir un registre exact, tant de la recette

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