‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 230 sur 360 · Regardent, au pluriel, dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Regardent, au pluriel, dans le manuscrit

Dauphiné, et depuis en Lorraine, ces droits d'entrée et de sortie se payent, sous le nom de traite foraine^ dans les bureaux établis à ce sujet et qui font aussi partie des cinq grosses fermes. Au reste, on ne doit pas douter que ces mêmes droits d'entrée et de sortie ou de traite foraine ne soient considérablement diminués et ne diminuent de plus en plus depuis la guerre présente et durant la défense du commerce avec la France qu'on a faite* en Angleterre, dans les Provinces- Unies, dans les Pays-Bas espagnols et autres pays du roi catholique, et dans l'Empire.

La ferme des aides et entrées regarde les droits qu'on lève pour le Roi sur toutes denrées et marchandises qui se font dans le royaume, hors le sel. On y a joint les entrées de vin dans Paris, qui payent jusques à dix-huit et vingt livres de France pour droit d'entrée par chaque muid de vin, qui est d'environ trois cents pintes de Paris. Ces droits d'aides et d'entrées joints ensemble font ordinairement quelques millions annuels de livres plus que les cinq grosses fermes dont je viens de parler, et ont monté, dans les derniers baux des fermes, jusques à dix-neuf millions de livres par année.

La gabelle se dit de l'impôt sur le sel, que les fermiers des gabelles sont obligés d'acheter dans les sahnes à un certain prix, d'y acquitter les droits du Roi, et de le faire mettre à leurs frais dans les greniers à sel établis par le Roi, d'où ensuite ils le font vendre au peuple. Ce qui est le plus rude, c'est qu'outre le prix bien haut du sel, par l'impôt que le Roi lève de chaque minot^ de sel, on est^ obligé d'acheter

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