‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 236 sur 360 · DÉPENSES DU ROI · texte numérisé non relu

DÉPENSES DU ROI

Cependant il faut aussi tomber d'accord que si les revenus du Roi ou les moyens de les augmenter dans le besoin et quand il lui plaît sont grands et extraordinaires, qu'aussi les dépenses sous ce règne ne sont pas moindres, ou plutôt sont^ excessives auprès de celles des règnes passés, et, ce qui plus est, au fort même des temps de paix. Il ne faut que réfléchir là-dessus sur celles qui se sont faites :

I. En bâtiments et entretien des maisons royales, et d'où même on peut juger par le seul Versailles, qui, pour le château, les jardins, orangeries, surtout les eaux et fontaines, les conduits sous terre, les machines qu'il a fallu employer, coûte au Roi plus de quatrevingts millions de livres ;

II. En ameublements superbes, de grand prix et de toute sorte, qu'on a fait faire ou achetés pour compte du Roi , comme en argenterie , en lits, tapis-

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