‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 264 sur 360 · DE L'INFANTERIE FRANÇOISE · texte numérisé non relu

DE L'INFANTERIE FRANÇOISE

Quant à l'infanterie Françoise, on doit mettre en premier lieu :

I. Le régiment des gardes françoises, qui est composé de trente compagnies, chacune sur le pied de cent hommes sans les officiers, et ainsi de trois mille hommes sans lesdits officiers, savoir : capitaines, lieutenants, sous-lieutenants, enseignes et sergents.

Le colonel de ce régiment est le maréchal duc de la Feuillade, dont il a déjà été parlé dans la première partie de cette relation^; le lieutenant-colonel, M.Rubentel, maréchal de camp ; et major, M. d'Artagnan, qui commande la compagnie colonelle.

II. Le régiment des gardes suisses est composé de dix compagnies, chaque compagnie de * , et dont il y a huit compagnies de Suisses^ et deux des Grisons.

Le colonel général des Suisses et Grisons est le duc du Maine, fils légitimé du Roi et de Mme de Montespan, et duquel il a aussi été parlé ci-dessus'^ dans l'article des ENFANTS LÉGITIMÉS DE FRANCE.

Le colonel du régiment susdit des gardes suisses est le lieutenant général Stoup ^, qui a encore un autre régiment suisse qui porte son nom.

i. Gi-dessus, p. 37-40.

2. Un blanc au manuscrit. L'État de la France ne donne pas non plus le chiffre de l'effectif ; mais il compte douze compagnies.

3. Suisse était écrit primitivement au singulier. Le signe du pluriel a été ajouté après coup.

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