‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 265 sur 360 · Pierre Stoppa · texte numérisé non relu

Pierre Stoppa

III. Outre ces deux régiments susdits des gardes, il y avoit en France, avant les nouvelles levées et l'engagement de la guerre présente, et ainsi en ces dernières années de paix, environ cent régiments d'infanterie sur pied, parmi lesquels il y avoit six régiments suisses, un régiment de bombardiers, un autre de fusiliers ^ dont le grand maître de l'artillerie est toujours le colonel, qui est aujourd'hui le maréchal d'Humières.

Le nombre de tous ces régiments consistoit, partie en des vieux corps ou anciens régiments, comme ceux qui portoient le nom des provinces de Picardie, Champagne, Bourgogne, Maine, Navarre, Bourbonnois, Auvergne, Piémont, Alsace, etc., qui étoient les plus estimés, et plusieurs autres, qui étoient tous demeurés sur pied depuis la paix de Nimeguen et avoient servi dans la guerre qui la précéda. Il y avoit environ trente régiments, ou peu au delà, qui avoient été créés depuis et dans les années 1683, 1684 et 1685.

Au reste, tous ces cent régiments susdits n'ont pas un nombre égal de compagnies, le régiment du Roi, commandé par M. deMontchevreuil, en ayant soixantesept : il étoit difficile de pouvoir dire précisément le nombre à quoi montoit tout ce corps d'infanterie qui étoit actuellement sur pied en France au temps du dernier siège de Philipsbourg et avant toutes les nouvelles levées qu'on avoit commencé d'en ordonner un peu auparavant, et qu'on a continuées depuis. On peut recueillir après tout que le nombre des troupes d'infanterie qui étoit alors sur pied, et avant l'engagement de la guerre présente, ne passoit point celui de quatre-

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