‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 294 sur 360 · Affaibli, au masculin, dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Affaibli, au masculin, dans le manuscrit

la même querelle et à les obliger de se lier, comme il est arrivé, d'intérêts, de forces et de conseils contre la France, et de s'y associer même avec le plus grand et le plus redoutable ennemi que le roi de France croit d'avoir, et qu'il a en effet, qui est le roi d'Angleterre d'aujourd'hui ; et ainsi d'où on laisse à juger s'il y a eu, je ne dirai pas de la justice, de l'équité et de la bonne foi (dont on ne se met guère en peine en France, et passera^ même condamnation au besoin), dans cette conduite qu'on a fait tenir au Roi à engager cette guerre, mais bien s'il y a eu de la prudence, de la sûreté et de la convénience à l'engager et à l'entreprendre comme on a fait. Surtout y a-t-il lieu de réfléchir qu'une situation aussi différente de l'état des guerres passées entreprises par ce roi depuis qu'il gouverne, d'avec celle^ de la guerre présente, en^ doit aussi faire attendre des succès et des événements assez opposés. On en peut même déjà prendre un assez grand préjugé de ceux de la campagne passée, et qu'on peut dire la première de cette guerre où la France ait eu des ennemis en tête, et qui lui ont enlevé des places considérables, défendues par des grands corps de leurs '^ meilleures troupes, et sans même qu'elle en ait osé tenter le secours.

FAUSSES VUES DE LA FRANCE DANS l'eNGAGEMENT DE CETTE GUERRE.

La seconde considération, c'est qu'en effet ce n'étoit

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